Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 15:30

edita_vilkeviciute2_large.jpg

Je crois n’avoir jamais aimé le sport. En fait, je crois qu’on apprend à l’aimer comme on apprend à lire, et moi je n'ai pas appris. Mes parents n’ont jamais été des grands sportifs, pour preuve, première et unique randonnée en montagne, mon paternel se déchire les ménisques. Bon, à partir de là j’étais pas prédisposée à devenir une grande championne.

Mais ça n’a jamais été un problème, je n’ai jamais voulu être sportive, ça ne m’a pas manqué, je le vivais bien, je n’ai jamais eu de soucis avec mon poids, toujours fait du 38, tout ça.

Et puis à l’âge de 20 ans j’ai commencé à changer, la pilule tout ça, tu vois c’que j’veux dire, et ma fidèle taille 38 s’est fait la malle. J’suis passée au 40 gentiment, puis au 42, j’ai vu mon corps évoluer, devenir plus lourd, moins docile, vite se fatiguer.

Alors on m'a conseillé de faire du sport, ça m’faisait marrer, j'écoutais les gens d’une oreille distraite, je crois que j’étais bornée, le sport ça n’était pas fait pour moi, moi j’étais une artiste. Une artiste taille 42 et cellulite naissante. Putain.


EditaSports.jpg


Alors j’ai commencé à y songer, doucement. Je crois que le sport ne doit pas être un truc imposé, un truc contraignant que tu fais sans volonté, en rechignant, en subissant.

Ces derniers mois j’ai eu beaucoup de temps pour y réfléchir, et j’ai commencé à faire du sport, du vélo d’abord, et puis ma copine Alice m’a parlé d’un club de sport dans lequel elle allait, alors j’y suis allée, j’en ai chié, j’ai transpiré, je voyais les autres vivre le truc sereinement, pas une goutte de sueur, et ça parlait en même temps, ça manquait jamais de souffle alors que j’me galérais.

Et depuis une semaine je vais nager un jour sur deux, je crois que c’est mon sport. La natation. Avoir la tête sous l’eau et n’écouter que le vide, le néant. Le truc n'est pas de se lancer dans n'importe quel sport pour le principe, il faut trouver celui qui te va, et la natation c'est un sport un peu lâche aussi, on ne ressent pas la douleur. Alors je nage une heure, tranquillement, sans chercher à devenir Laure Manaudou ou à me mettre une pression de malade, mais je fais du sport quand même, et sur la durée je serai fière de ça.


edita_vilkeviciute7_large.jpg Edita-Vilkeviciute-by-Lachlan-Bailey-for-Vogue-Paris-April-.png


La clé du truc, comme pour tout, c'est de se donner les moyens d'y arriver, de suivre une certaine discipline. Y a des jours où j'ai la grosse flemme, forcément, tu te réveilles pas un matin comme ça, fin prête pour les J.O, on n'a rien sans rien, alors je me force, je me traîne, j'me galère et c'est pas plus mal, petit à petit tu te galères moins, tu gagnes en assurance et tes mouvements sont plus fluides, plus légers.

Je crois que toutes ces voix qui me disaient de faire du sport, je n’avais pas envie de les entendre parce que c’est une entreprise qui doit venir de soi, la motivation, l’ardeur, la volonté. On ne naît pas sportif, on apprend à le devenir à force de persévérance et d’envie.

Et je crois qu’au fond, j’aime assez ça, en sortant je suis baignée de fierté, c’est un truc qui a à voir avec l’égo, mais pas l’égo pour plaire aux autres, juste une histoire d’amour de soi.


Voilà, je pue le chlore et ma peau tiraille un peu, mais je vous embrasse.


Source : Les photos d'Edita Vilkeviciute sont de Lachlan Bailey pour le magazine Vogue Paris d'avril 2012.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Par Elisa - Publié dans : D'existentielles questions - Communauté : Plurielles
Laisser un commentaire - 2 commentaires
Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 00:20

Dossier-1-1760.JPG_effected.jpg

Je cherchais depuis longtemps une bague à la fois fine et originale. J’aimais beaucoup celles d’Adeline Affre, quoiqu'un peu trop répandues maintenant.

Et puis je suis tombée par hasard sur le site Twinklebird, ses bijoux délicats faits main par Christine, et j’ai flashé sur la bague « petit cloud ».

Je l'ai reçue dans son écrin de coton, tout doux, ouaté, accompagnée d’un petit mot de Christine.

J'ai pensé très fort à Victoire, je sais qu'elle aime les jolies choses de l'enfance, les petits détails poétiques, et moi j'aime beaucoup Victoire, depuis des années.

Dossier-1-1764.JPG_effected-001.jpg 3-1801.JPG_effected.jpg Dossier-1-1778.JPG_effected.jpg 3-1786.JPG_effected.jpg 3-1791.JPG_effected.jpg 3-1795.JPG_effected-001.jpg 3-1804.JPG_effected.jpg

Et depuis, je plane un peu.


Je vous embrasse.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Par Elisa - Publié dans : Mode - Communauté : Plurielles
Laisser un commentaire - 4 commentaires
Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 00:01

tumblr_lwu8ly3LmN1qan1eeo1_500_large.jpg
Une photo de Maïwenn parce que ce dont je vais parler a clairement à voir avec son histoire.

 « C'est comme une chanson, dont les paroles semblent familières, des souvenirs, se souvenir, ne jamais oublier ».

J’ai réécouté Menelik par hasard. J’ai réécouté ‘Je me souviens’ et tout à coup j'ai eu une bouffée de réminiscence et je ne sais pas pourquoi, en deux-deux les larmes me sont montées et je revoyais tout.  

Je revoyais la Coupe du Monde 98 et les voisins qui criaient fort, qui criaient sur le balcon d’en face et c'était beau de les voir heureux, je revoyais ce carnet dans lequel j’écrivais des tout petits malheurs qui semblaient insurmontables, ces putains de sachets de bonbons à 2 francs qu’on allait chercher au bureau de tabac, les aprèms à mater les clips sur MTV, les jeunes le poste à l’épaule qui écoutaient les Nèg’Marron, les squats au city stade à regarder les potes se prendre pour Zidane, les Air Max déglinguées et les gros caïds qui avaient des Requin neuves. A cette époque ta réputation se basait vachement sur ta paire de pompes, c'est comme dans Forrest Gump « Maman disait toujours qu'on peut savoir beaucoup de choses sur une personne en voyant ses chaussures ».

En y repensant, le truc dans la chanson de Menelik qui m’a fait beaucoup pleurer, c’est le passage où il dit « pardonne-moi pour la paix que tu ne connais pas », j'ai entendu ça et tout est devenu limpide.

Parce que j'ai depuis des années une douleur dans les tripes qui veut pas partir, j’suis restée kéblo, j’digère pas, grandir tout ça, j’vis pas en paix. Et cette chanson elle me fait à la fois vachement de bien et vachement souffrir.

Je parlais des complexes, et du fait d'être bien dans sa tête, moi mes complexes ils sont basés là-dessus, sur un blocage. Un soir en 2003 j'ai appris un truc un peu grave, un truc grave que la société banalise aujourd'hui, un truc qui a à voir avec le fait qu'on ne s'aime plus. Après avoir passé des années ensemble, on réalise que cette femme et cet homme faisaient semblant, que c'était juste pour de faux. Et ce jour-là j'crois que quelque chose s'est brisé, j'crois que mon coeur a loupé un battement ou un truc, y a des instants comme ça anodins, une fraction de seconde, une parole, qui te bouffent. J'me suis vue tomber du haut d'une falaise, j'ai manqué d'air je crois. Et dans ma tête j'aurai toujours quinze ans, j'ai effacé ce passage de ma vie parce que c'était pas beau, c'était pas un joli chapitre.

Alors ça fait bientôt dix ans que j'ai quinze ans. Ca te rappelle un truc ouais, si tu me crois pas, tar' ta gueule à la récré, tout ça.

Je sais pas, j'crois que ça prend du temps d'être bien dans sa tête.

Alors en attendant j'écoute Menelik et j'revois les potes, le Coca chaud dans la gourde et le goudron qui fume au mois d'août, j'revois ma rue, ma maison. J'y suis retournée il y a quelques semaines, d'autres gens y vivent maintenant, j'aurais voulu rentrer, j'aurais voulu leur dire que c'était chez moi, que sur ce parquet j'avais glissé en collants comme Surya Bonaly, qu'à Noël on mettait le sapin juste là. La peinture bleue de la porte d'entrée était écaillée, et j'ai revu ma mère peindre cette porte, je l'entendais gueuler quand les gosses y balançaient des oeufs pour Halloween.

Le jour où j'pourrai revenir devant la maison sans avoir les mains moites et la gorge serrée, alors j'aurai sûrement trouvé la paix.

Aujourd'hui j'ai vingt-quatre ans, c'est mon anniversaire et c'est étrange, je crois que le temps avance sans moi.


blabla

 

Je vous embrasse.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Par Elisa - Publié dans : D'existentielles questions - Communauté : Plurielles
Laisser un commentaire - 4 commentaires
Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 09:20

tumblr_luz116vfJL1qgehw1o1_500_large.jpg

J’ai un peu pris mon temps je sais. Rose dit que je déserte, je dirais que je pense beaucoup. Ça prend du temps ces trucs là.

J’ai ici pas mal parlé de complexes, mais il y a un point auquel je n’avais pas songé jusqu’alors et qui m’est apparu essentiel. Alors on va philosopher si tu veux bien.

En psychologie, un complexe est un ensemble de contenus inconscients susceptibles de venir perturber l'activité consciente du sujet. Alors c’est pas très clair cette histoire, mais ce qui selon moi est inconsciemment admis, c’est l’idée que dans la notion de complexe complexe physique ou complexe d’infériorité quelconque   il y a toujours un élément comparatif, on complexe « par rapport à ». C’est ce que j’appelle le complexe de l’autre.

Tu vas vite comprendre.

Y a des jours comme ça où tu te sens mal et moche, des jours sans, des jours où l’image que te renvoie le miroir n’est pas ta copine. Je pense que le complexe est un peu inhérent à la femme, avec l’idée que les autres filles ont forcément un truc un peu mieux que toi.

Mais concrètement, si l’on pouvait avoir un regard externe sur son propre corps, si l’on voyait une autre personne ayant exactement la même physionomie que soi, serait-on envieux de cette personne ? Parce que j’ai l’impression que le problème, c’est l’image que l’on a de soi qui est forcément subjective, qui ne reflète pas la réalité.

Je sais pas si c’est tout à fait limpide.

Souvent, je vois des jolies filles sur des blogs, et ces filles là je les envie. J’envie leur style, leur physionomie, j’aimerais leur ressembler ou posséder ce qu’elles ont. Mais sur moi, ce serait pas pareil, c’est la définition même du complexe de l’autre, le fait que tout sur autrui soit forcément mieux, c’est une attitude, un tout qui fait que l'image de tel vêtement ou élément matériel soit magnifiée, et cette personne que j’envie, peut-être m’envie-t-elle en retour, parce qu’on est toujours l’autre d’un autre, tu vois ou pas ?


tumblr_lwwd842izM1r2g4jdo1_500_large.jpg

Alors à partir de là, t’as tes complexes au cul et cette meuf que t’envies qui t’envie aussi, c’est un peu sans fin cette histoire.
 

Ce que je crois, c’est que le complexe est bien plus profond qu’un simple détail physique. Je crois qu’en admettant que l’on puisse effacer ses complexes un à un, d’autres surgiraient, c’est un mal un peu imaginaire, un faux-fuyant qui cache un certain ennui, un passage à vide, un truc qui tourne pas rond dans ta vie.

Et dans ces moments-là, tu cherches à combler ce qui manque, à contourner le problème, peut-être qu’avec des jambes plus fines ou un ventre plus plat tout irait mieux, tout irait sûrement mieux.

En vérité, je pense que le remède, le vrai remède contre les complexes imaginaires, c’est de régler ce qui ne va pas à l’intérieur, être en phase avec soi, avec ses valeurs, profiter, s’épanouir, être juste bien dans sa tête.

Oui, le secret pour être copine avec son miroir, je crois que c’est ça.


Je vous embrasse.

 

Source : Les photos de Marilyn viennent des Tumblr We are kings et April 27th.


Rendez-vous sur Hellocoton !

Par Elisa - Publié dans : D'existentielles questions - Communauté : Plurielles
Laisser un commentaire - 6 commentaires
Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 18:00

Bureau21


Top Usual Naath corail Vila via Monshowroom

2 1632.JPG effected-001 Bureau2
T-shirt imprimé navajo en lin Zara

2 1642.JPG effected
Bureau3

Blazer Zara

2 1657.JPG effected
2 1666.JPG effected
Vernis graphite n°529 Chanel

Bisous les beautés ♥

  Rendez-vous sur Hellocoton !

Par Elisa - Publié dans : Mode - Communauté : Plurielles
Laisser un commentaire - 4 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés