28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 07:10

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Nous sommes en 85 et Charlotte joue l'effrontée pour Claude Miller, tu remarqueras la carrure impeccable, marinière oversize et Levi's taille haute.


Salut les copains, fin mai, dix degrés, ça va comme vous voulez ?

Il y a quelques jours j'ai eu vingt-cinq ans et ça me rappelle que le temps passe ; comme j'aime beaucoup me souvenir je voulais revenir sur les années old school – thème récurrent du blog et comment t’en as trop marre –, sur le cinéma des années 70/80/90 parce que toi même tu sais t’as beaucoup trop maté les films de Chris Colombus (aka ‘Les Goonies’, ‘Gremlins’, ‘Maman j’ai raté l’avion’, ‘Madame Doubtfire’ et autres comédies à base de chemises trop larges et pantalons à pinces). 

J'ai choisi les six films qui sont un peu mes préférés, y en a plus mais t'as pas que ça à faire non plus...

On va procéder chronologiquement si tu veux bien.


‘Cría Cuervos’, Carlos Saura, 1976 

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J’aurais pu choisir Almodóvar, Amenábar ou Buñuel mais j’ai choisi Saura pour ce film qui marque la fin du franquisme (Franco est mort en 75 et ce film sonne comme un point d’orgue à des années de dictature, artistique notamment). « Cría cuervos y te sacarán los ojos », « Elève des corbeaux et ils t’arracheront les yeux », ou l’ingratitude d’Ana qui caresse le visage de son père mort en pensant l’avoir empoisonné avec un verre de lait. Film qui à priori fout grave l'ambiance, mais l'un des plus justes sur la perte d’innocence, comment l’enfant comprend et fait face à la mort en fuyant les réalités, en s’inventant un monde de rêves où les disputes des adultes seraient couvertes par une chanson de Jeannette.


‘Kramer contre Kramer’, Robert Benton, 1979

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1979, le divorce est le thème de société dont on aime à débattre sur les plateaux télé, à longueur d’éditoriaux et de fictions en tous genres. Oscar du meilleur film la même année, cette étude de mœurs est restée LE film de référence sur le sujet. J’ai revu ‘Kramer contre Kramer ‘ il y a peu et ce qui m’a frappé – outre la beauté de Meryl, j’en ai déjà parlé – c’est le côté vintage à la fois super has been et super tendance à base de canapés Chesterfield capitonnés, mocassins à glands, grosses lunettes ayant très clairement inspiré le modèle ‘Aviator’ de Ray Ban…t’as qu’à voir si JoBeth Williams est pas super stylée. 

 

‘L'année des méduses’, Christopher Franck, 1984

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Ce film, ou la perversité du temps qui chasse la jeunesse et sa beauté, perversité des hommes et des femmes qui tantôt s’adorent tantôt se détruisent. Le Saint-Tropez des années 80, des gens riches et beaux, des looks colorés à base d’épaulettes et bikinis, c’est une année à méduses et comme elles, Chris (aka Valérie Kaprisky laisse tomber la bombe) a décidé de piquer son entourage en usant de ses charmes pour séduire Romain (Bernard Giraudeau aka coucou beau gosse on t’oublie pas). Un film clairement sulfureux où la moitié des actrices se baladent à poil et jouent les salopes...ouais tout de suite t’as envie de le voir j'ai des arguments.


‘Retour vers le futur’, Robert Zemeckis, 1985

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J'te jure j'ai essayé de pas en parler, déjà pour le post sur Justin comment j'avais pris sur moi pour pas citer Britney mais voilà...trop la love toujours. Cette trilogie c’est toute mon enfance, les heures passées avec mon père à refaire toutes les scènes parce que seuls les vrais savent ; un chef d’œuvre, tant au niveau de la B.O.F que du scénar, du casting, des costumes (full mourance quand tu vois Lorraine dans sa robe pêche à la
Féerie dansante des sirènes), Zemeckis et Spielberg sont mes idoles, t'as qu'à voir ‘La mort vous va si bien’, ‘La Quatrième Dimension’, ‘Forrest Gump’ et j’en passe.

 

Thelma et Louise, Ridley Scott, 1991

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Ridley comment tu nous fais plaisir. Road movie à la nique sa mère, ‘Thelma et Louise’ a largement fait polémique à sa sortie (rapport qu’on y parle de viol, d’alcool et de meurtre entre autres), pour devenir aujourd'hui un jalon du féminisme. C’est l’histoire de deux meufs en cavale à travers l’Amérique profonde, deux meufs mariées qui envoient tout balader pour partir en Thunderbird décapotable sur les rochers rouge vif du désert du sud-ouest. Ça sent la poussière, les motels, les fast-foods et le torse de Brad Pitt dans sa vingtaine. Tu kiffes ou pas ?

 

Mon père, ce héros’, Gérard Lauzier, 1991

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Rapport au fait que j’ai toujours été très proche de mon père, que j’ai passé mes charnières années d’adolescence seule avec lui, ce film me touche beaucoup. Je ne suis pas certaine qu'il soit vraiment « un bon film » dans le sens technique du terme mais pour tout ce qu'il évoque, l'ambiance, ce truc qui fait que tu t'identifies, les maillots de bain jaunes, les chaussures bateau, Depardieu encore présentable et français, Catherine Jacob (j'aime beaucoup Catherine Jacob, surtout dans les films de Chatiliez), pour Marie Gillain qui chante le générique, pour tout ça, amour de toute la vie.

Voilà, j'arrête pour aujourd'hui, j'aurais pu citer aussi Les oiseaux d'Hitchcock dans une autre décennie, La guerre des Rose et tous les films avec De Funès mais on y reviendra.

Je vous embrasse.

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Sources : Culture et confitureOdyssée du cinéma - Film-ciné.com - Htt3 - Silencio - L'Express - Tout le ciné - FilmoDeer - Bitch Flicks - Première

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Publié par Elisa - dans Cinéma - TV
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