22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 17:48
nowhere boy012010 11 27 Nowhere boy affiche

Je ne pouvais pas ne pas vous parler de ce film, même si les critiques l’ont assassiné. Ranaf’, il le fallait. Et les critiques je les emmerde, la plupart du temps.

« Nowhere boy », c’est le biopic d’une star interplanétaire, le portrait d’une des plus grandes légendes de l’histoire du rock, d’un des quatre garçons dans le vent, j’ai nommé : John Lennon.

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Réaliser un biopic sur une personnalité qui a autant marqué l’histoire de la musique, entre vous et moi, c’est carrément casse-gueule, et les critiques n’ont pas été tendres avec la photographe Sam Taylor-Wood, réalisatrice du film (tiens tiens…une photographe réalisatrice, ça ne vous rappelle pas quelqu’un ?), mais moi, honnêtement, j’ai vraiment accroché.

Ce film n’est pas, comme on pourrait l’imaginer, un portrait de la star qui se shoote dans sa loge ou qui voyage aux quatre coins du monde sa guitare à l’épaule, non, ce film, c’est le portrait de Lennon avant Lennon, l’explication du pourquoi et du comment le turbulent John est devenu Lennon, des éléments qui n’auront sans doute rien de nouveau pour les fans inconditionnels des ‘Beatles’, dont le nom n’est d’ailleurs jamais mentionné.

Sur le plan de la fidélité, il semblerait que ce biopic ne fasse aucune erreur (j’avoue être une fana de 'Wikipédia', genre je sais pas un truc, je googlelise la chose et PAF 'Wikipédia', John Lennon, biographie, et j’avoue que tous les éléments de sa jeunesse y sont impeccablement retranscrits).

La réalisatrice a fait le pari de se focaliser sur l’intime et les relations de John Lennon avec les premières femmes de sa vie, à savoir sa tante Mary, ‘Mimi’, une conservatrice psychorigide qui l’a élevé, et sa mère Julia, dont la vie sentimentale est assez mouvementée (dans le genre Marie-couche-toi-là), pour tenter de dresser le portrait précoce de l’homme derrière le mythe.

On assiste là à la genèse, aux prémices, à la naissance d’une star en devenir, fortement conditionnée par un contexte familial perturbé.

Notre petit John a été séparé de sa mère trop tôt car ladite vie sentimentale et la névrose de celle-ci ne lui permet pas d’élever correctement son fils, il vit chez sa tante dans un quartier huppé de Liverpool, c’est un élève peu sérieux qui culbute des filles dans les jardins...

Le portrait devient relativement intéressant quand sa mère réapparaît dans sa vie et s’inscrit comme un symbole du bouleversement: l’arrivée du rock‘n’roll à Liverpool. Elle joue un rôle important dans l’éducation musicale de la future rock star en lui offrant sa première guitare, une ‘Gallotone Champion acoustique’ bon marché, et elle lui apprend notamment le banjo.

Grâce à elle, l’avenir de John Lennon est tout tracé : il sera une rock star, plus grand encore qu’Elvis, idole de l’époque.


Bande-annonce du film


Evidemment, avec une telle idole comme sujet, le film aurait pu être nettement plus trash, l’esprit bien plus rock’n’roll, un peu trop académique et sage pour le coup, il aurait fallu également éviter Aaron Johnson pour incarner THE HERO quoi, une gueule d’ange à la Justin Bieber…ce sont les seules critiques que je pourrais émettre.

En revanche, Kristin Scott Thomas campe à merveille le rôle de la tante (f)rigide et s’impose comme LA valeur sûre du film en ce qui concerne le casting.


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A noter tout d’même, la scène fabuleuse de la rencontre entre John Lennon et Paul McCartney, une tête à claques dans le film. John qui s’la pète genre « T’es qui toi ? T’es tout p’tit t’as quel âge ? Tu veux vraiment jouer dans notre groupe ? », s’ensuit un rire général et là Paul commence à jouer, et notre John fait moins le malin.


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Je m’obstine à penser que le manque de folie est un parti pris et assumé pour traduire le côté COLD et rigoureux des britanniques.

Et j’adhère.

Bien à vous.


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Publié par Elisa - dans Cinéma - TV
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commentaires

Meli 12/03/2011 22:15


Je ne comprends pas les critiques!
ce film était génial!
on ne s'ennuie pas!


KiKoTe 26/02/2011 01:42


Oui mais c'est ça qui est drôle :-D
Je suis un peu comme "Le Corbeau" tu vois, mais version 2.0.


KiKoTe 24/02/2011 03:02


J'y suis déjà, et j'ai déjà mis des commentaires dessus. C'est moi qui t'ai dit de regarder somewhere :-)


Elisa 24/02/2011 09:15



Ahhhhhhhhhhhhhhh! Mais faudrait voir à me tenir au courant! Je ne sais pas qui est qui =)) Tout est à présent aussi clair que de l'eau de roche.



KiKoTe 22/02/2011 23:48


Je l'ai vu à sa sortie j'ai beaucoup aimé aussi malgré les critiques. Et j'avoue que le moment de la rencontre entre Mc Cartney et Lennon était géniale. D'ailleurs l'acteur qui joue Paul est ultra
ressemblant à ce qu'il était à l'age là.
Et je viens de voir que Sam Taylor Wood est fiancée à Aaron Johnson. Une milf et un jeune de 20 ans qui ont une fille depuis l'année dernière... Bon délire quand on repense au film "Kick Ass" où il
joue l'ado binoclard et nul avec les filles x)


Elisa 23/02/2011 00:08



J'ai vu ça aussi...enfin, selon le vieil adage "l'amour n'a pas d'âge"...bla bla bla (mais quand  même) =)), by the way, j'ai une page Facebook pour le blog ici, comme ça on pourra discuter!