24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 19:26

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Cher Zizou,

J'espère que tu vas bien. Tu sais, le 20 juin dernier, on a beaucoup pensé à toi. Il était environ vingt-trois heures et la France criait comme un seul homme.

Quand j'y repense les larmes me viennent parce que c'était fou, on pleurait de joie, on pleurait comme ce 12 juillet 1998 où tu as tout changé, on pleurait parce qu’il n’y avait plus de frontières, plus d’autre volonté que d’être ensemble.

Ce 20 juin dernier, on pleurait parce que pendant quatre-vingt-dix minutes, personne n’a parlé des 25% et des pains au chocolat. Dans cette morosité ambiante où la haine de l’autre est roi, on a tous oublié Marine, il restait que du bleu.

J’ai eu l’impression de remonter le temps, de te revoir sur le terrain, non pas numéro dix mais numéro un, l’idole de toute une génération, avec tes copains Desailly, Thuram, Djorkaeff, Lizarazu, Karembeu, Barthez et les autres. Votre famille c’était notre famille, votre famille c’était la France et je te jure mon frère, votre ombre planait sur Salvador.

Bixente et Didier étaient émus tu sais, tu l’étais certainement aussi. Ce que vous avez vécu doit rester gravé dans vos mémoires comme un précieux trésor. L'accomplissement d'une vie, des heures et des heures ballon au pied jusqu'à ce que la nuit tombe, depuis tout gosses. Nous dans le fond, on n’a rien fait pour ça, on a assisté au spectacle, on a applaudi et chanté très fort, on s’est embrassé longtemps.

Alors, le 20 juin dernier, dans les rues de toutes les villes le peuple a laissé exploser sa joie comme il y a seize ans, t’aurais dû voir comme c’était beau, le drapeau français agité aux quatre vents. Tricolore façon Noirs, Blancs, Jaunes dépourvus d'armes blanches, on a montré à ces gens verts de rage que les Bleus pouvaient renaître.

Certains ont parlé d’hypocrisie, mais moi j’y ai vu de l’espoir, l’espoir qu’ils réalisent que comme celle de l'équipe de France, la diversité nous nourrit, qu’elle est source de joie, dans le sport ou dans la culture, dans les yeux des gosses qui rêvent d’être Tony Parker ou Nadal, d’être grands comme toi.

J’ai l’espoir qu’un jour nous formions une équipe de soixante-cinq millions de joueurs prêts à faire barrage contre l’intolérance. 

Je ne sais pas quel sera l'avenir de ce pays, mais cette Coupe du monde elle nous fait du bien tu sais. 

Pour le prochain match, j'irai me noyer dans la foule avec mes amis, on sera fiers si l'équipe de France fait des prouesses, on sera fiers et on sera heureux.

J'aurai une pensée émue pour toi, pour la petite fille de dix ans que j'étais, nulle en mathématiques parce que le numéro dix était à ses yeux un nombre premier.  

Je t'embrasse, je t'aime tu sais, prends soin de toi.

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 10:28

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Comme à chaque fois, j'ai merdé en beauté ; je m'applique minutieusement à reproduire des schémas de déglingue merveilleuse en me piquant toujours au même endroit, junky de la love ou quelque chose du genre. 

C'est toujours la même, je théorise le féminisme mais fantasme le SM, je me laisse prendre là où j'avais juré qu'on ne m'y reprendrait plus, je déclare quotidiennement ma flamme aux pavés lorsque, dans la chute, ils effleurent ma gueule ensanglantée.

Je porte l'uniforme du chagrin aussi bien que Norma Jeane en robe blanche sur les grilles de métro.

Tout a commencé là, une de ces nuits humides où l’on vacille entre lourdeur et vent glacial. Une heure et des poussières, et bientôt la nuit serait baignée du bruit des chaises que les garçons remballent, quand tout le monde tangue, se laisse griser, la sève est du champagne et vous monte à la tête.

Cette nuit-là, plus encore que les autres, nous avons joué avec le feu, ri à gorge déployée dans les vapeurs de nicotine, toujours les mêmes, celles qui m'embobinent et me détruisent, chiennes de nuées cancérigènes voilant ton visage par endroits.

Je ne me souviens plus très bien ;  parfois pourtant, des flashbacks viennent s'intercaler dans ma vie comme des diapositives en slow motion.

Il pleuvait fort et je t’ai dit, « On va courir sous la pluie comme dans les films ! », on était bien je crois, j’ai cru. 

C’est beau une ville la nuit. Rue Sainte Marie, quand les ailes des insectes se brûlent aux ampoules des réverbères dans un grésillement soporifique, quand les yeux fatiguent de s’être trop enivré, admiré. Les miens étaient épuisés, prix à payer pour connaître chaque fracture sous ta peau.

De cocktails en cocktails j'ai baissé ma garde, tu as squatté mon royaume, toi l'envahisseur. En princesse titubante et fatalement dans l'hyperbole, le bouffon que tu étais s'est fait chevalier blanc. 

L'alcool est un puissant téléphone arabe, il déforme les idées de bouche en bouche.

Nous avons couru comme des enfants dans cette ville que l’on connaît par cœur, chaque pas était un bonheur douloureux. Et c’est étrange, tu avais mis ta carapace, ton air nonchalant, distrait, distant, comme une écharpe à ton cou pour te tenir chaud, mais j’avais cru lire dans tes yeux comme un appel au secours. Nos pas dans les flaques formaient des cercles à l’infini, nous avions mis le doigt sur l’épicentre de ce qui aurait pu être.

Une fois encore, tu n'as pas voulu me tenir la main, trop love love, dégueulis de sentiments qui écoeure ta fierté. Amoureuse perverse, j'avais cru pouvoir révéler à tes yeux la naissance de quelque chose, faire éclore l'œuf encore intact d'une passion dévorante, ravageuse. Il est étrange de constater que nos peaux peuvent s'adorer comme l'on se déteste.

Le verdict est sans appel : je tâche sans cesse de m'amourâcher d'hommes comme toi, empêtrés de réticences face à l'éventuelle horreur d'être emportés par quelque chose de grand.

Quand tu as passé la porte pour la dernière fois, il était trois heures et neuf minutes, et bientôt le ciel serait baigné d’une douce lumière, celle qui efface les souvenirs de la veille, qui lave les effluves d’alcool et les mauvais rêves.

Cette nuit-là, j’ai beaucoup pleuré. J’ai pleuré tout ce que j’avais sur le cœur, toutes les mauvaises décisions que j’avais prises jusqu’alors, j’ai pleuré vingt-six ans de regrets, de symétrie parfaite de mes échecs. J’ai pleuré toute la nuit, une de ces nuits humides où l’on vacille entre lourdeur et vent glacial.

À l'aube, les pavés de la ville avaient séché, j’ai écrit ces mots et me suis efforcée d’oublier ton visage, je ne lirai plus rien dans tes yeux.

Je te laisse le soin d'un jour comprendre que ton manque de courage a tout saboté.

 

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 09:39

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PLAYLIST D'AVRIL :
   

       

Kiss, love les copains ♥.

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 07:19
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Klapisch, c'est trop ma star de cinéma, parce qu'il raconte la vie à tes yeux.
Klapisch, il te ramène à l’essentiel : les relations humaines et l'incroyable proximité des êtres. 
La vie selon Klapisch c’est ça : un point A -------- vers un point B. Mais pour Xavier, le héros de « L’Auberge espagnole », « Les Poupées russes » et « Casse-tête chinois », le problème c’est le point B...Xavier n’a pas de fil conducteur, alors c'est toujours un peu le bordel.
Pour la plupart des gens, chaque trajet de chaque jour s’additionne aux autres et mène petit à petit à un grand but. Un but unique, ultime, comme une lumière au bout d’un tunnel, tout ça est merveilleusement linéaire.
Moi donc, c'est pas comme ça.
Le problème de Xavier, depuis son année tumultueuse à Barcelone, c’est que tout est toujours très compliqué, ses choix sont cornéliens et son coeur, dans le doute.
A 25 ans, il s’envolait pour une année en Erasmus dans la capitale catalane ; à 30 ans, il partait à St-Pétersbourg avec Wendy, et à 40 ans, on le retrouve à New-York, au beau milieu de Chinatown en père de famille entouré des femmes de sa vie.



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À New-York, t'es rivé au sol. En étant rivé au sol tu comprends que New-York c’est une ville qui délire sur le ciel. Ce que New-York vend au monde entier comme image c’est la skyline, les skyscrapers, les penthouses,  les rooftops, le seul truc qui intéresse les gens ici, c’est d’être proche du ciel. En réalité, c’est une ville qui est coupée en deux. (...) Le sol new-yorkais, c’est comme la peau d’un boxeur qui a pas de fric pour se payer des pansements après un match, tu roules sur la peau d’un zombie, un accro aux tatouages, aux piercings, au crack et aux scarifications.
Ce que j’aime chez Klapisch, c’est sa façon de filmer le quotidien et les gens tels qu’ils sont, avec simplicité et réalisme, avec leur langage, leurs manies et défauts.
Dans « Casse-tête chinois », Xavier, fraîchement séparé de Wendy, cherche sa place en tant que père, en tant que fils, dans un joyeux bordel mêlant homoparentalité, immigration ou travail clandestin. La vie de Xavier, elle ressemble finalement beaucoup à New-York et notre société : elle hésite entre l'ordre et le chaos.
Pour ce film, Klapisch s'est inspiré des codes couleurs (principalement des déclinaisons de vert et de bleu) et cadrages très particuliers du photographe Alex Webb, maître absolu dans l'art de décrire la vie comme un gros bordel tout en composant des images très sophistiquées, une sorte de bordel maîtrisé. 

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Avec ce troisième volet de la « Trilogie des voyages de Xavier », Klapisch crée des films miroirs qui parlent à toute une génération.
Ces films, c’est l’histoire des 18-35 ans qui ont grandi avec une mondialisation omniprésente et une idée du voyage et de l’évasion complètement ancrée dans leur vie. Pas de frontières, juste des citoyens du monde qui se rejoignent à Barcelone, à Londres, à Rome, à Moscou ou New-York, des gens qui vivent ensemble, qui rient ensemble, partagent des trucs vachement forts et vachement simples aussi.
Alors voilà, le cinéma de Klapisch c’est ça, des morceaux de vie, des chassés-croisés, des rencontres et beaucoup de souvenirs.
Je vous embrasse.

Sources : Les photos du film viennent du site Allociné.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 09:13

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Salut les copains, j'espère que vous allez bien, t'as voté ?

L’autre jour j’ai enfin vu « Les garçons et Guillaume, à table ! » de Guillaume Gallienne.

J'avais un a priori concernant G. Gallienne, trop élitiste peut-être, sociétaire de la Comédie-Française aux côtés de Podalydès et Laurent Lafitte, acteurs aussi bourgeois que le cinéma français qu’on nous fait bouffer aux cérémonies soporifiques à base de trophées phalliques en or fin...

Bon, j'aime quand même beaucoup le cinéma français et là n'est pas tellement le propos mais on va pas se mentir, le cinéma français il se la raconte un peu, Audiard il se la raconte un peu, Kechiche il se la raconte un peu...y a cette espèce de gravité qu’on ne retrouve pas outre-Atlantique, une théâtralité démesurée. Le cinéma français ne divertit pas, il snobe et questionne.

Sur ce postulat, le film de Guillaume Gallienne, je l’ai pris comme une claque.

On y traite d’identité, thème récurrent depuis quelques années (Kechiche et « La vie d’Adèle »…on y revient), mais différemment. Le film de Gallienne traite d’une identité qui met moins en avant l’orientation sexuelle que la construction, sa propre construction. Gallienne a, via ce film – adaptation cinématographique de la pièce du même nom – exorcisé des années de questionnement sur sa personne et sa place au sein d’une société encore trop rigide.

Issu d'une famille très bourgeoise et conventionnelle, Guillaume aurait pu, comme ses frères, profiter du statut privilégié qu’offre l’argent, mais Guillaume a été « autre ».

Il dresse dans ce film le portrait d’une mère aristocrate et pudique dont il a pendant des années imité les moindres gestes, la coiffure, les mains, la voix. Et si Guillaume s'est autant inspiré de sa mère et des femmes, c'est qu'il croyait ou voulait en être une.

Le titre, « Les garçons et Guillaume, à table ! » n’y est pas pour rien. La nature le destinait à faire du foot et assumer sa virilité, mais cette différenciation permanente entre lui et ses frères a fait naître un doute : si l'on évoque « les garçons » d’une part, et « Guillaume » d’autre part, c'est peut-être que Guillaume n'est pas un garçon ?



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Alors le soir dans sa chambre, Guillaume se rêve en Sissi impératrice, enroule sa couette autour de la taille et l’attache à l’aide d’une ceinture en rejouant les scènes du film. Envoyé dans un pensionnat de garçons en Angleterre, il est forcé de jouer au rugby, de porter des chemises pas très sexy sur lesquelles il dépose en secret une étole de soie.

A ce refus de virilité, il fallait trouver une raison : Guillaume était sûrement homosexuel.

En sommes-nous toujours là, vraiment ? Toute bizarrerie ou déviance par rapport à ce qu’on appelle la « norme » s’expliquerait-elle forcément par une homosexualité refoulée ?

Le film de Gallienne est fort parce qu’il dénonce, il nous montre que le meilleur moyen de panser la différence, c'est la bienveillance. Et c’est étrange, bien qu’il se soit travesti toute sa vie, Guillaume est dans ce film vraiment lui-même, plus de faux-semblants, plus de masque. 

Ce qui me touche sincèrement, c’est l’engouement pour ce film aux Césars, l’engouement pour « La vie d’Adèle » au Festival de Cannes. Ça nous prouve que le cinéma français d'aujourd'hui, il est tolérance et acceptation de soi, il est justice et liberté.

Je vous embrasse.

Sources : Les photos de Guillaume sont de Ward Ivan Rafik pour le journal Le Monde et de Jean-François Robert pour le magazine Elle.

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 08:10

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[Allison Williams par Patrick Demarchelier - Vogue US, février 2013]

 

Elle, c’est Allison Williams, aka Marnie Michaels dans la série « Girls ».

Si tu regardes cette série, tu vas me dire qu’elle est insupportable, superficielle et tout ça, et moi je vais te dire que je ne trouve pas, parce que j’aime bien Marnie et qu'en réalité, on se ressemble beaucoup.

Dans l'épisode 7 de la saison 3 (Beach House), les travers de Marnie sont plus qu’exacerbés, et face à ma complète adhésion à ses réactions, j’ai dû me rendre à l’évidence : je suis comme Marnie.

Marnie Michaels vise la perfection ; avec elle, tout est programmé jusqu'au moindre détail, Marnie Michaels est une control freak.

[Spoiler alert que si t'as pas vu l'épisode tu t'arrêtes là, bisous.]

Saison 3, épisode 7, Hannah, Shoshanna, Jessa et Marnie se retrouvent pour passer un week-end dans la péninsule de North Fork (près de Long Island) dans une baraque de malade.

Marnie, à l'origine de cette idée, a tout planifié et préparé de façon très méticuleuse – vases et fleurs fraiches, répartition des lits – pour que ce week-end de retrouvailles soit propice aux confidences, propice à resserrer les liens.

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Mais évidemment, le week-end de Marnie est un échec, cette maison à la campagne, éloignée de tout et de tous s’avère être plus propice au déchirement qu'aux confidences. Le malaise s'installe. Les filles, autrefois très liées, s'appliquent à mettre des petits mouchoirs sur les choses, des petits mouchoirs pour ne pas faire face, mais les problèmes enfouis explosent et tout fout le camp.

Dans cet épisode, Marnie est vraiment mise à nue à un moment délicat de post-rupture. Sa meilleure amie a d’autres préoccupations et tout le monde semble l’ignorer alors même qu’elle met tout en œuvre pour reconstruire ce qui s’est délié avec le temps.

Marnie a la fâcheuse tendance à imposer ses décisions, Marnie est dure et peu tolérante avec les autres, Marnie est une leader, Marnie manque de tact, Marnie ne filtre ni ses paroles ni sa pensée, Marnie, qui semble en apparence très confiante, est complètement paumée.

En regardant cet épisode, j'ai réalisé que j'ai comme elle la volonté de maîtriser constamment les gens et les choses, me maîtriser moi en premier lieu, avoir le dessus, savoir que tout est sous contrôle. C’est à la fois rassurant et ennuyeux au quotidien...j’aimerais pouvoir lâcher prise, partir à l’arrache du jour au lendemain sans savoir ce qui m’attend, ne pas trop réfléchir, ne pas appréhender.

Je ne sais pas si ça s’apprend avec l’âge, tu sais toi ? 

Je crois que ce besoin constant d'anticipation est là pour pallier l'angoisse, angoisse de l'échec, angoisse de décevoir ou d'être déçue, et grâce à ces quatre meufs dans leur baraque ouf de Long Island j'ai réalisé que j'ai, aussi loin que je me souvienne, toujours été une control freak.

J'ai beaucoup aimé cet épisode, je crois que c'est un de mes préférés parce qu’on y revient à l'essence même de la série : les questionnements existentiels sur les relations, les relations entre les femmes elles-mêmes, l’amitié et les vérités. Ma vérité.

 

Je vous embrasse.

Sources : Vogue US, février 2013 - Les très belles photos de l'épisode "Beach House" viennent du site de la chaîne HBO.

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 08:36

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Non, c'est pas Carey Mulligan, c'est Rashida Jones, la fille de Quincy Jones. Ouais ça calme direct.

 

Salut les copains, bien ?

Suite au post de Marie (la seule, l’unique) j’ai regardé « Celeste and Jesse Forever ».

Je n’avais jamais entendu parler de ce film.

« Celeste and Jesse Forever » c’est l’histoire d’un garçon (Adam Samberg, salut) et d’une fille (Rashida Jones donc) qui semblaient faits l’un pour l’autre, genre meilleurs amis, meilleurs tout, une complicité de malade, mariage, vie commune, et puis plus rien.

Celeste et Jesse (surtout Celeste) ont subitement vu leur vie changer, leurs chemins diverger et, comme cela arrive dans beaucoup de cas, ont fini par divorcer.

Mais Celeste et Jesse ne sont pas un couple comme les autres, ils vivent toujours ensemble, rient toujours ensemble, sortent toujours ensemble, montent des meubles IKEA ensemble, Celeste et Jesse semblent bien vivre le truc jusqu’à ce que leur entourage leur fasse remarquer que cette relation est weird, impossible voire malsaine.

Alors chacun veut aller de l'avant mais Celeste et Jesse semblent toujours revenir à la base, jusqu'au jour où tout fout le camp (je te raconte pas tout non plus).

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Alors, quand t'as vécu un truc qui ressemblait à une renaissance, quand ton coeur a battu tellement trop vite dans ta poitrine au moindre appel (ou texto, ça fait plus jeune, on dit texto ou sms ? J'ai 25 ans et des problèmes, laisse moi...), quand les lieux quotidiens les plus banals deviennent le spectacle d'un amour céleste, comment passer du tout au rien ?

C'est un truc un peu ouf, tu l'as connu aussi, le néant émotionnel pour cette personne qui autrefois était tout. Plus de nouvelles, toi qui savais tout de l'autre, tu deviens alors ignorant et ignoré.

Egoïstement, on voudrait toujours que l’autre ait du mal à tourner la page, on voudrait être le premier à sauter le pas, aller de l’avant, faire voir qu’on va bien, qu’on gère.

Moi j’ai beaucoup de mal à garder le contact avec mes relations passées, à vrai dire je ne garde jamais aucun contact. Il n'est pas question de rancoeur ou d'amertume, simplement d'une volonté de ne pas stagner, se faire du mal ; un peu dure avec moi-même, je ne me laisse pas le choix des regrets.

Celeste et Jesse eux, ils y arrivent un peu et quelque part c'est bien, Celeste et Jesse ils sont pas bouffés par leur égo, alors y a de la souffrance quand même, de la nostalgie et beaucoup de questionnements, mais Celeste et Jesse nous montrent que le déclic arrive toujours, tard mais il arrive, le lâché prise, ce moment où tu te dis c'est bon, j'ai fait le deuil, c'est terminé, la vie continue.

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Je vous embrasse, prenez soin de vous.


Sources : And so it begins - I am your target demographic

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 17:55

MJ

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Ouais laisse tomber je sais que t'as attendu.

Moi aussi j'ai longtemps attendu pour écrire ce post, j’ai commencé doucement mais ça n’était jamais assez éloquent, ni assez fort. J’ai longtemps attendu parce qu’on va parler de Michael.

Michael c'est mon idole et les gens qui me connaissent savent que j’ai, depuis la création de ce blog, abordé deux thèmes récurrents : la nostalgie de l’enfance et les questions de races. Pour Michael on est en plein dedans, je te fais le combo du siècle.

J’ai toujours aimé Michael Jackson. Il ne se passe pas un jour sans que je pense à lui. Je ne sais pas si on peut parler de fanatisme – le terme a, je trouve, un côté malsain –, mais personne à mon sens ne l’égalera jamais.

L’admiration d’une star et le rapport que l’on entretient à cette personne a cela d’étrange qu’il est totalement unilatéral. Je suis fascinée par Michael Jackson, par l’homme et l’artiste. Souvent je lui parle, j’ai beaucoup de mal à croire qu’il soit parti. Je pense à lui et à tous mes semblables que je ne connais pas et qui pourtant me comprennent (ouais c’est creepy mais si t’es fan tu sais). 

J’ai lu son autobiographie « Moonwalk » il y a quelques années, elle est sortie l’année de ma naissance en 88. Tu lis ce bouquin et t’as tout compris, toute sa vie, ses souffrances, son père perfectionniste à l’extrême qui a fait de Michael et ses frères des machines à succès, son enfance volée, les maltraitances physiques et mentales, sa libération grâce à l’album « Off The Wall » en 79 coproduit par Quincy Jones, l’apogée en 82 grâce à « Thriller » et sa lutte pour la paix, l’égalité des droits, son amour des autres et sa volonté de rester authentique.

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Ce type m’émeut comme personne ne m’a jamais émue ; j'ai écouté des centaines de fois la chanson « History » (entre autres), mais je suis toujours autant épatée par sa capacité à nous rappeler les vraies valeurs : le devoir de mémoire et cette nécessité constante de changer le monde et nos façons de penser (la chanson « History » évoque plusieurs dates importantes de l’Histoire et notamment le 1er décembre 1955, date à laquelle Rosa Parks a refusé de céder sa place à un passager blanc dans un bus en Alabama).

Je suis allée voir « This is it » en avant-première, laisse tomber comment j'ai pleuré, au début quand ses danseurs parlent de lui, imagine le Graal ultime pour un danseur, côtoyer l'excellence, faire partie des plus grands, après ça je pense que tu peux mourir tranquille.

T'écoutes une chanson de Michael Jackson et tu te dis mais ouais putain, c'est l'évidence, changer le monde, devenir meilleur, altruiste et bon. Michael c'est ton père, ton frère, ton ami, ton guide. Avant lui y avait pas de pop, y avait pas d'étoile, la seule star de toute la planète entière c'est lui (et la bande à McCartney).

Je vous mets son très beau speech aux Grammy Awards 1993 (tu peux mettre les sous-titres en anglais si tu veux).


En fait, toutes les icônes de 2014, tous ces mecs, fruits de la starification à outrance, ont tous été quelque part inspirés par MJ, du hip hop au rock en passant par le funk, Michael représente ce qui se fait de mieux dans la musique avec un grand M, sur l'échelle de l'excellence le type est au top.

C'est marrant, quand tout le monde parle de MJ y a les larmes qui montent, y a une tendresse infinie complètement universelle pour ce type, pour ce type plus qu'un autre parce qu'il est généreux, parce qu'il est ancré dans nos vies depuis qu'on est mômes (TMTC que t'as tenté le moonwalk sur le parquet du salon arrête...).

Michael il est intouchable, il est intact et sacré, je peux pas parler de lui à l'imparfait, c'est impossible. Michael je l'oublierai jamais, c'est mon reuf de la vie entière, encore plus que Jamel et Zizou, encore plus que Mandela et Luther King, c'est tous ces mecs-là fois mille, de l'amour jusqu'au ciel, jusqu'aux étoiles, aux étoiles comme lui.


Je vous embrasse.

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 11:00

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Salut Zizou, j'espère que ça va pour toi, nous on t'oublie pas mon frère.


Salut les copains.

L’autre soir je suis tombée sur un documentaire qui s’appelait « Ils ont voté Front National ». Je ne sais pas si le parti mérite ses majuscules, à mes yeux il ne prône rien de grand mais j’ai quand même voulu entendre les arguments de ces gens-là, par curiosité et pour n’accabler personne sans raisons.

Alors on y voyait des citoyens de ma région, là tout près à quelques kilomètres de chez moi (Hayange, Algrange tmtc), des ouvriers d’ArcelorMittal qui voyaient en Marine Le Pen la solution à leurs problèmes, parce que c'est bien connu « il faut faire le ménage », la crise vient de là, trop d'étrangers en France tout ça.

On y voyait la populace s’entasser dans un PMU, des Français de pure souche et d’autres Français, les imposteurs tu sais, ceux qui sont venus là dans l’espoir d’une vie meilleure.

On y voyait une famille kosovare réfugiée en Lorraine, le père, homme d'influence dans son pays, la mère, accrochée à ses photos de famille, un ordinateur pour l'aîné, des robes de couturiers pour elle. Ils faisaient partie de la Haute avant la mafia, avant les menaces de mort. Alors ils sont venus se cacher ici, l'Etat français leur offre un refuge et quatre euros par jour et par personne. Leur dignité en revanche, aucun pays n'a su leur redonner, on n'achète pas l'honneur d'un peuple.

On y voyait un maire expliquer qu'il a voté FN pour « éviter que quelque chose n'arrive », je vous mets cet extrait :

 


On y voyait une journaliste interviewer un homme, le questionner sur ses opinions, et cet homme disait « le FN pourquoi pas ? On n’a jamais essayé, qui sait ? ». Un autre homme, d’origine maghrébine de renchérir « quand Zinédine Zidane a fait gagner la France en 98, on s’en foutait qu’il soit arabe hein pas vrai ? Le président l’a félicité, c’était un bon Français, et moi je suis né en 72 comme lui, j’ai la même carte d’identité mais j’ai pas marqué deux buts alors je suis pas français ? ».

Ce que cet homme a dit m’a fait beaucoup pleurer. J’ai beaucoup pleuré parce que je me souviendrai toute ma vie de ce putain de soir du 12 juillet 98 ; la France du 12 juillet 98 elle était belle, elle était unie, toi t’étais dans le stade, moi aussi et on criait fort, on pleurait de joie, y avait Zidane, Henry, Lizarazu, Barthez ou Karembeu, personne n’en avait rien à foutre de la couleur de peau de son voisin, on était des frères, on avait gagné, on avait gagné.

 

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Tu sais je respecte tout le monde, même ceux qui ont voté Le Pen par désespoir, les extrémistes néo-convertis, je les respecte parce qu’ils sont comme toi et moi, dans le fond je sais que les gens saignent, je sais que les gens s’aiment.

Mon père est italien, il n’a jamais voté parce qu’il n’a pas le droit, mon père n’est pas français, il est né de parents immigrés sur le sol français, il ne retournera jamais chez lui parce qu’il y est déjà, il travaille depuis des années pour la France, il paye ses impôts comme n’importe quel Français de sang pur. Et moi je l’aime mon père, j’aime mon métissage, je pense au quartier où j’ai grandi, aux jeunes qui portaient tous un maillot avec le numéro 10 placardé au dos comme une croix, je pense à mes potes espagnols, algériens, marocains, italiens, portugais, colombiens et les autres, je pense à Marine, à Marianne, à la France et je ne la comprends plus.

On était gosses, c'était à peine hier et nos potes dans les city stades nous rendaient fiers, celui-ci parce qu'il venait du Congo comme Makelele, celui-là parce que son père était ami avec Pirès, black blanc beurre c'était pas un problème, on était riches de ça, on se nourrissait de ça.

Alors je ne sais pas si Marine aime autant son père que moi, si elle est fière de lui, si elle est fière d’elle et de ce qu’elle incarne, je ne sais pas si les mecs à Hayange ont ressenti de la honte en écoutant leurs propres idées, je ne sais pas à quel moment le nationalisme et la haine de l’autre se sont emparés d’eux, mais j'ai l'espoir que le FN ne vainc jamais, parce que dans le fond je sais que les gens saignent, je sais que les gens s'aiment.

 

Je vous embrasse.

 

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Sources : Documentaire « Ils ont voté Front National », produit par Mélissa Theuriau pour M6 - O sindicados - La règle du jeu

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Publié par Elisa - dans Culture
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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 07:10

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Nous sommes en 85 et Charlotte joue l'effrontée pour Claude Miller, tu remarqueras la carrure impeccable, marinière oversize et Levi's taille haute.


Salut les copains, fin mai, dix degrés, ça va comme vous voulez ?

Il y a quelques jours j'ai eu vingt-cinq ans et ça me rappelle que le temps passe ; comme j'aime beaucoup me souvenir je voulais revenir sur les années old school – thème récurrent du blog et comment t’en as trop marre –, sur le cinéma des années 70/80/90 parce que toi même tu sais t’as beaucoup trop maté les films de Chris Colombus (aka ‘Les Goonies’, ‘Gremlins’, ‘Maman j’ai raté l’avion’, ‘Madame Doubtfire’ et autres comédies à base de chemises trop larges et pantalons à pinces). 

J'ai choisi les six films qui sont un peu mes préférés, y en a plus mais t'as pas que ça à faire non plus...

On va procéder chronologiquement si tu veux bien.


‘Cría Cuervos’, Carlos Saura, 1976 

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J’aurais pu choisir Almodóvar, Amenábar ou Buñuel mais j’ai choisi Saura pour ce film qui marque la fin du franquisme (Franco est mort en 75 et ce film sonne comme un point d’orgue à des années de dictature, artistique notamment). « Cría cuervos y te sacarán los ojos », « Elève des corbeaux et ils t’arracheront les yeux », ou l’ingratitude d’Ana qui caresse le visage de son père mort en pensant l’avoir empoisonné avec un verre de lait. Film qui à priori fout grave l'ambiance, mais l'un des plus justes sur la perte d’innocence, comment l’enfant comprend et fait face à la mort en fuyant les réalités, en s’inventant un monde de rêves où les disputes des adultes seraient couvertes par une chanson de Jeannette.


‘Kramer contre Kramer’, Robert Benton, 1979

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1979, le divorce est le thème de société dont on aime à débattre sur les plateaux télé, à longueur d’éditoriaux et de fictions en tous genres. Oscar du meilleur film la même année, cette étude de mœurs est restée LE film de référence sur le sujet. J’ai revu ‘Kramer contre Kramer ‘ il y a peu et ce qui m’a frappé – outre la beauté de Meryl, j’en ai déjà parlé – c’est le côté vintage à la fois super has been et super tendance à base de canapés Chesterfield capitonnés, mocassins à glands, grosses lunettes ayant très clairement inspiré le modèle ‘Aviator’ de Ray Ban…t’as qu’à voir si JoBeth Williams est pas super stylée. 

 

‘L'année des méduses’, Christopher Franck, 1984

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Ce film, ou la perversité du temps qui chasse la jeunesse et sa beauté, perversité des hommes et des femmes qui tantôt s’adorent tantôt se détruisent. Le Saint-Tropez des années 80, des gens riches et beaux, des looks colorés à base d’épaulettes et bikinis, c’est une année à méduses et comme elles, Chris (aka Valérie Kaprisky laisse tomber la bombe) a décidé de piquer son entourage en usant de ses charmes pour séduire Romain (Bernard Giraudeau aka coucou beau gosse on t’oublie pas). Un film clairement sulfureux où la moitié des actrices se baladent à poil et jouent les salopes...ouais tout de suite t’as envie de le voir j'ai des arguments.


‘Retour vers le futur’, Robert Zemeckis, 1985

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J'te jure j'ai essayé de pas en parler, déjà pour le post sur Justin comment j'avais pris sur moi pour pas citer Britney mais voilà...trop la love toujours. Cette trilogie c’est toute mon enfance, les heures passées avec mon père à refaire toutes les scènes parce que seuls les vrais savent ; un chef d’œuvre, tant au niveau de la B.O.F que du scénar, du casting, des costumes (full mourance quand tu vois Lorraine dans sa robe pêche à la
Féerie dansante des sirènes), Zemeckis et Spielberg sont mes idoles, t'as qu'à voir ‘La mort vous va si bien’, ‘La Quatrième Dimension’, ‘Forrest Gump’ et j’en passe.

 

Thelma et Louise, Ridley Scott, 1991

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Ridley comment tu nous fais plaisir. Road movie à la nique sa mère, ‘Thelma et Louise’ a largement fait polémique à sa sortie (rapport qu’on y parle de viol, d’alcool et de meurtre entre autres), pour devenir aujourd'hui un jalon du féminisme. C’est l’histoire de deux meufs en cavale à travers l’Amérique profonde, deux meufs mariées qui envoient tout balader pour partir en Thunderbird décapotable sur les rochers rouge vif du désert du sud-ouest. Ça sent la poussière, les motels, les fast-foods et le torse de Brad Pitt dans sa vingtaine. Tu kiffes ou pas ?

 

Mon père, ce héros’, Gérard Lauzier, 1991

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Rapport au fait que j’ai toujours été très proche de mon père, que j’ai passé mes charnières années d’adolescence seule avec lui, ce film me touche beaucoup. Je ne suis pas certaine qu'il soit vraiment « un bon film » dans le sens technique du terme mais pour tout ce qu'il évoque, l'ambiance, ce truc qui fait que tu t'identifies, les maillots de bain jaunes, les chaussures bateau, Depardieu encore présentable et français, Catherine Jacob (j'aime beaucoup Catherine Jacob, surtout dans les films de Chatiliez), pour Marie Gillain qui chante le générique, pour tout ça, amour de toute la vie.

Voilà, j'arrête pour aujourd'hui, j'aurais pu citer aussi Les oiseaux d'Hitchcock dans une autre décennie, La guerre des Rose et tous les films avec De Funès mais on y reviendra.

Je vous embrasse.

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Sources : Culture et confitureOdyssée du cinéma - Film-ciné.com - Htt3 - Silencio - L'Express - Tout le ciné - FilmoDeer - Bitch Flicks - Première

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Publié par Elisa - dans Cinéma - TV
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