23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 11:00

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Il a la classe Justin dans son suit & tie ou quoi ?

Justin a 32 ans.

Je me souviens du minot qui se décolorait les pointes et chantait ‘Bye Bye Bye’ avec les Nsync en l’an 2000. T’as trop fantasmé sur Justin avoue, tu fantasmais sur Justin à l’époque des torses huilés totalement imberbes. C’est bizarre hein, on ne traitait pas ces types-là de gays ou de tapettes à l’époque, personne n’allait les violenter en sortant de boites de nuit alors même qu’on était à l’apogée de l’androgynie. En l’an 2000 c’était la classe de ressembler à Justin.

J’avais douze ans et j’étais un peu amoureuse, de lui, de Filip aussi et de Nick Carter. Mon papa m’avait emmené voir les Backstreet Boys en concert, folie furieuse, des hordes de filles qui découvraient leur corps et leurs premiers émois ; et tandis que certaines s’évanouissaient devant McCartney, Lennon, Jagger et les autres, nous on avait Justin.

Ce type-là je le porte fort dans mon cœur pour les souvenirs mais pas que. J’ai écouté son dernier album « The 20/20 Experience » et j’y ai trouvé plein d’influences, des cuivres et un côté très orchestral qui m’a fait penser à de la soul, de la musique lounge, une atmosphère particulière, plus sobre, des morceaux travaillés de sept minutes en moyenne à écouter au casque et de façon studieuse pour en déceler toutes les nuances.

Je crois que cet album met très en valeur ce qu’il est artistiquement aujourd’hui, son style à la James Bond, clips black & white et micros dynamiques rétro type 50's, Justin comment tu nous fais plaisir.

Il a toujours su s’entourer de très bons producteurs de hip-hop (tmtc Timbaland, Will.I.Am, Jay Z) et je repense à « Justified » en 2002, « Cry me a river », « Like I love you », je repense à « FutureSex/LoveSounds » c’était ouf, la rythmique de chaque morceau était tellement ouf que tu pouvais pas t’empêcher de bouger, c'était viscéral. 

Je te mets un medley live pour ton kiffe personnel. Justin est super bon, super bon danseur, super bon tout, ses musiciens et choristes aussi. Il atteint des notes que seul M.J aurait pu atteindre et c'est là que t'es trop dans le love.

 

 


Voilà, je vous embrasse.

P.S : J'ai même pas parlé de Britney t'as vu.

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Publié par Elisa - dans Musique
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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 14:05

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Salut les copains.

L’autre jour je lis la presse, la presse pour les gens pauvres tu sais, que des types habillés comme Cetelem te distribuent gratos dans la rue.

Je tombe sur un article santé relatif à qu’on appelle le « thigh gap ».

Y a des photos de Cara Delevingne Cara c'est la nouvelle Joey Starr, elle est partout , et des témoignages de jeunes filles qui font un peu peur.

Paraît que le « thigh gap » à traduire par « écart entre les cuisses » est le nouveau phénomène qui hante des milliers de filles obnubilées par la minceur.

Elles expliquent qu’elles « s’affameraient s’il le faut pour atteindre le ‘thigh gap’ ». Elles postent sur Tumblr des photos de leurs jambes ultra minces, concaves voire décharnées et vouent un culte à Alexa Chung et autres it-girls.

C'est drôle, Marie parlait il y a quelques jours d’un article dans Biba; comme d’habitude, le point de vue était très tranché, évidemment que faire un 42 c’est obscène, t’as pas honte tu sors de chez toi comme ça ?

Moi je fais un 42 et je le vis bien. Je ne serai jamais comme Cara, je n’ai pas les cuisses concaves, je pourrais me taper des footings quotidiens de trois heures je ne serai jamais filiforme et ne tends pas à l’être.

Ce qui me vénère dans tout ça c’est la surenchère, on nous placarde cet idéal un peu partout, ces corps squelettiques bannissant toute gourmandise, et on nous dit voilà, tu dois ressembler à ça, la norme c’est ça.

Il faut bien comprendre ici qu’il n’est pas question de minceur, il est question de physionomie. On ne peut pas demander à son corps de se transformer de l’intérieur, cette obsession massivement relayée par la presse féminine ne tient pas compte des dispositions génétiques des meufs, certaines sont simplement nées avec un corps très mince, des membres fins et des jambes allongées.

Et tu sais quoi, le jour où tu décides de ne plus lire Grazia, Cosmo, Glamour et autres torchons dont on raffole à quatorze ans, tu te sens vachement mieux avec ton corps, t’as plus ce besoin obsédant de peser 32kg et de raser les murs sans décoller les affiches (rapport au titre d’IAM tmtc).

Je pense que l’idéal en fait, serait de s’éloigner de toutes ces voix anxiogènes qui te disent à quoi tu dois ressembler, ces voix qui se permettent de te rappeler que tu fais un 42, que t’es carrément fat mais c'est bien si « tu t'assumes ».

Je crois qu’il y a finalement beaucoup de privation et de frustration derrière tout ça.


Je vous embrasse
.

Source : We heart it

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 11:30

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Salut les copains, j’espère que ça va, ça fait genre un mois que j'ai rien posté, j’ai honte et dans le même temps c’est ma moyenne alors on aura qu’à dire qu’on est larges.

Je t’ai jamais parlé de Meryl, Meryl c’est ma star, le genre de love indélébile et un peu abstrait que tu voues à toute personne à la fois proche et inatteignable.  Parce qu'il y a ce paradoxe un peu étrange : l'impression de connaître tout de cette personne sans aucune réciprocité.

Et j’ai tout vu de Meryl Streep depuis « Kramer VS Kramer » en 79 – si t’as pas vu ce film t’as trente-quatre piges de retard – avec Dustin Hoffman en jeune premier (plus tellement en fait, « Le Lauréat » date de 67), chevelure longue et brushing impeccable, ouais parce que la mode androgyne date d’avant Nicola Sirkis et le brushing pour hommes en 79 ça passait crème.


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J’ai revu « Kramer VS Kramer » il y a quelques semaines et ça a pris un gros coup de vieux, notamment au niveau du design d’intérieur, moins niveau mode étant donné le succès des mocassins en 2012 (et les jeans de Dustin, ils sont quand même vachement moulants...) mais Meryl elle, elle est toujours sublime.


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1992, j’ai quatre ans et je regarde « La mort vous va si bien » avec mon papa. L’homme a l’origine de ce film, c’est Robert Zemeckis, aka monsieur « Forrest Gump », « Back to the Future » x3 et autres chefs d’œuvres en étroite collaboration avec Spielberg ♥.
Dans ce film complètement barré y a Meryl et Bruce Willis. On y traite de la jeunesse éternelle et Isabella Rosselini fait un peu flipper mais là n’est pas tellement le propos.

J’ai quatre ans et je suis fascinée par Meryl Streep. Loin d’être un chef d’œuvre du septième art, c’est l’atmosphère morbide qui se dégage du film et la beauté de Madeline Ashton qui me laissent sans voix. Y a des airs de Monroe et des pin-ups des années 50, et puis son peignoir blanc, sa manucure impeccable, Meryl Streep est dans la fleur de l’âge et quand je serai grande je voudrais lui ressembler.


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1999 « La musique de mon cœur », un titre un peu pourrave pour un film majeur qui m’évoque vachement « Esprits rebelles » avec Michelle Pfeiffer et plus récemment « The Freedom Writers » avec Hillary Swank.

2002 « The Hours » de Stephen Daldry (monsieur « Billy Elliot ») et les excellentes interprétations du trio Kidman, Moore et Streep.

2006, Miranda Priestly vient nous pourrir l’existence et « Le Diable s’habille en Prada » devient la référence cinématographique de toutes les modeuses qui louent David Frankel pour avoir adapté à l’écran leur quotidien superficiel.

Et puis dernièrement, ses interprétations ultra réalistes de Julia Child et Margaret Thatcher (il y en a eu tellement d'autres mais je vais t'épargner l'analyse critique de toute la filmographie...).

Meryl incarne toutes les femmes avec une vérité troublante, mais bien au-delà de ça je crois qu’elle a un truc rare dans le milieu du showbiz : elle place l'amitié et les relations humaines bien avant le succès, Meryl n'écrase personne, elle est vraiment sympa, humaine et tellement drôle aussi. 

Je vous mets la vidéo de la Cérémonie des Oscars 2012 où elle a reçu le prix de la Meilleure Actrice, je pense que son discours est mille fois plus éloquent que ce que je pourrais en dire.



Voilà, moi j'aime beaucoup Meryl. J'espère que t'es content.


Je vous embrasse.


Sources : Vanity Fair, Janvier 2010 - Ro hit the best - Tout le ciné - Fan Pop - Dailymotion

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Publié par Elisa - dans Cinéma - TV
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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 20:00

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J’voudrais te faire la liste des choses qui me tiennent à cœur pour 2013.

C’est la mode des résolutions impossibles à tenir mais en y croyant dur comme fer peut-être que l'impossible arrive.

J'voudrais que mamie se rappelle, qu'elle revoie son mariage, qu'ses souvenirs reviennent à la pelle, paraît que l'amour n'a pas d'âge.

J'voudrais qu'papy repose en paix, que de là-haut il veille sur moi, joue aux cartes avec Holiday, Peter Falk et Sinatra.

J'voudrais aller à Hill Valley piquer la bagnole d’Emmett Brown, revenir au 11 septembre et leur faire baisser les armes.

J'voudrais aider un peu les jeunes, et les pères de famille, j'voudrais qu'ils marchent la tête haute, qu'les patrons cessent de les salir.

J'voudrais qu’on parvienne à se dire qu’il n’y a qu’une seule et unique race, la race humaine et que Marine cesse de suivre son père à la trace.

J'voudrais qu'la gauche se bouge le fion, que Mitterrand soit fier de nous, que dans sa tombe il se repose et qu’on la fleurisse de roses rouges.

J'voudrais qu'maman ne s'en fasse plus, que papa soit tranquille, eux qui se cassent le cul chaque jour et se gavent de Lexomil.

J'voudrais qu’on se tienne tous la main, peu importe la couleur, j’voudrais qu’on puisse se dire qu’on est tous un peu frères et sœurs.

J'voudrais qu’on se sorte de la merde, dans laquelle on s’est mis, j’voudrais dire je t’aime à MJ, à Rosa Parks et Kennedy.


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J’voudrais du bonheur en pagaille, des moments d'gloire, avoir la gagne, j’voudrais jamais, jamais un seul jour arrêter d’y croire.

J'voudrais une minute de silence, pour tous les gosses qui triment, à Shenzhen ou à Bali tandis qu'à Neuilly d'autres friment.

J'voudrais qu'tu voies qu'on se ressemble, je sais où t'as grandi, on a joué aux Pogs ensemble, échangé des cartes Panini.

J’voudrais écrire des mots de paix, qui puissent toucher les gens, j’voudrais moins critiquer les autres, ce qu’on me donne pouvoir le rendre.

J'voudrais voir deux types dans la rue, s'embrasser librement, et puis se mettre la bague au doigt dans un émouvant dénouement.

J'voudrais t'souhaiter une bonne année, de janvier à décembre et la mienne le sera aussi si les peuples parviennent à s'entendre.

J'voudrais que les intolérants, aillent bien niquer leur race et si tu n'en fais pas partie, sache que je t'embrasse.

 

Sources : Tumblr - FreedomCenter.org

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 17:00

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Palette Naked 1 by Urban Decay

Blush Hervana by Benefit

Les 4 Ombres n°08 Vanités by Chanel

Coque iPhone Rabito et noeud

 Je vous embrasse les lapins.

Source : Les photos sont de moi - Tous droits réservés Saute-moi au cou

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Publié par Elisa - dans Mode
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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 19:24

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Salut les copains, ça va bien ? La neige, l'hiver tout ça ? 

L'autre soir j’ai maté le dernier spectacle de Jamel, celui de l’an dernier qui s’appelle « Tout sur Jamel ».

En vrai je pensais que j’aimais plus Jamel, parce que tmtc on a tous aimé Jamel à un moment, Jamel avant c’était comme Zinedine Zidane, c’était les frères tout ça, au collège quand t’avais vachement de problèmes avec tes cheveux et que tes potes jouaient beaucoup trop au foot. 

Alors voilà, les références de ma génération c'était Zidane et Jamel.

Et puis je sais pas, Jamel il est devenu vachement célèbre, il a pris le melon et Zidane a foutu le coup de boule de trop et puis tout est parti en vrille.


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Mais l'autre soir par nostalgie j’ai maté le dernier spectacle de Jamel et on s'est réconcilié.

Le spectacle de Jamel c’était beau quoi, c’était différent, c’était l’histoire du mec qui a grandi à Trappes, du petit rebeu pas trop beau qui est allé au collège Gustave Courbet (sûrement le plus pourri de France mec), c’était l’histoire de ses frères, de sa mère et son père qui n'avaient pas grand-chose et qui achetaient du shampooing aux œufs par cher en bouteilles de 5L.

C’était l’histoire du mec qui se cachait dans sa chambre pour jouer la comédie devant son miroir parce qu’il savait qu'en maths il touchait pas sa bille (expression d'usage courant en 56), et c’était l’histoire du choc des cultures entre la France et le Maroc, quand il a rencontré Mélissa, le choix du prénom de son fils en hommage à Léon Blum tout ça.

Dans le spectacle de Jamel y a toute sa vie, il y parle d’Obama et des blacks de son quartier qui marchaient la tête haute le jour de son élection en 2008, il y parle de l’éducation de son fils entre la culture musulmane et les croyances chrétiennes, il y parle du Comédie Club sur les Grands Boulevards où a joué Stevie Wonder, un truc de guedin quand on y pense, et vraiment ce type-là il m’a touché.

Tu vois j’pensais qu’il était devenu comme les autres à se la raconter, j’pensais qu’il avait oublié d’où il venait parce qu’au train où vont les choses t’as vite fait de renier tes origines, mais Jamel c’est toujours un frère.

À la fin du spectacle y a une série de photos, un truc super court et super fort, on y voit ses parents, jeunes, l'abonnement SNCF tarif famille nombreuse de son père, Jamel et ses frères qui font les beaux gosses, Nicolas Anelka et Zidane, Jamel et sa mère le jour de son mariage, et il dit un truc, un truc qui m'a bouleversé :

« D’où je suis j’ai vraiment la meilleure place, y a des gens de toutes les origines mais surtout de toutes les générations et vous entendre rire en même temps je vous jure que ça fait chaud au coeur, vive la France. »

Jamel dans son spectacle il fait passer un vrai message de tolérance, il dit que dans la vie il a pris son courage à une main et il a réussi, et y a même pas de malaise, les gens rient, les gens applaudissent, et j’suis contente de voir que les choses avancent, que les idées bougent un petit peu.

Voilà, tout ça pour dire que j’aime bien Jamel, c’est un type bien, et puis franchement, Materazzi il le méritait quand même un peu le coup de boule non ? On traite pas les mères c'est quoi cette histoire ?


Je vous embrasse.

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Publié par Elisa - dans Culture
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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 10:59

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L’autre soir avec les copains il s’est passé un truc bouleversant. Il a suffi de quelques minutes et bim, on s’est pris une grosse claque dans la gueule, le genre qui prévient pas tu sais, le genre que sur le coup t’as pas trop mal, c’est après.

L’autre soir il y avait Brahim, il me fait beaucoup rire Brahim, j’aime beaucoup ce type-là, y a quelque chose chez lui qui a à voir avec la sagesse.

L'autre soir avec les copains, on s’est sentis vieux. On était à une soirée étudiante et je ne sais pas, je crois qu’il ne faudrait pas s’infliger ça, faudrait pas aller dans des soirées étudiantes quand t’es plus étudiant, faudrait pas parce qu’il y a comme une sorte de décalage entre eux et toi, une fracture, un truc impalpable et indicible mais pourtant bien là dans l’air et dans le temps.

Et depuis je me demande, à partir de quand on est vieux ? Tu crois qu’il y a une date ? À partir de quand on devient des vieux cons sans rêves ? C'est quand qu'on n’y croit plus ?

J’ai dit à Christophe hier soir, « j’aimerais bien que tu sois dans ma tête, juste cinq minutes, que tu vois les choses comme je les vois », et plus globalement j’aimerais que personne ne cesse d’y croire jamais.

Mais faut pas se leurrer, un jour on parlera d’avant, de l’ancien temps, on oubliera qu’on défendait des valeurs de gauche et qu’on luttait pour le mariage pour tous, on matera les infos sur TF1 mais y aura plus Jean-Pierre Pernaut non, y aura un autre type à sa place, sûrement un jeune gars ouais, sûrement.

Un jour les Noirs et les Arabes seront des voleurs de pains au chocolat tout ça, l’Homme a la mémoire courte. Juste des bribes, des flashes, des instants choisis.

Moi j'voudrais jamais devenir une vieille conne, j’voudrais aller aux soirées étudiantes et rire, rire jusqu’à plus soif, mettre une sorte de voile sur les choses, des petits mouchoirs comme Canet.

Je sais pas si mater tous les Disney et Kevin McCallister qui fight les casseurs flotteurs c’est nier qu’on vieillit, je sais pas, mais je m’accroche à ça très fort, je veux tout garder, le sapin de Noël, la craie qui grince sur le tableau noir, les tresses africaines de mamie, la première gorgée de bière, la première cuite, les Converse défoncées, les festivals, une soirée avec Isa à parler de la jeunesse en 81, l’espoir et les larmes quand la gauche passe au pouvoir, le khôl qui coule des lendemains de fête quand t’as dormi comme une merde sur un canapé IKEA, être en vie.

L'autre soir on a pris une grosse tarte dans la gueule ouais, et c'est un truc que je fais jamais parce que maman veut pas, mais cette fois-là j'avais baissé la tête, alors elle m'a pas eue.

Je vous embrasse.

Source : Inspirationally


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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 12:00

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[2010, une famille afro-américaine célèbre
l'obtention du diplôme de leur fille, étudiante au Brockton High School. Les proches ont fait le voyage depuis Haïti pour célébrer l'évènement avec eux. Cette phogragraphie fait partie de la série « City of Champions » de Mary Beth Meehan.]
 

« Mais supposons que Dieu soit noir, que se passe-t-il si nous arrivons au Ciel et qu’on a traité le noir toute sa vie comme un être inférieur ? »

Robert Kennedy, août 1966.
 

Nous sommes en mars 2008 à Philadelphie et pour la première fois depuis Martin Luther King en 63  – à l’époque épaulé par J.F. Kennedy dans sa lutte contre la ségrégation raciale – un homme va prononcer un discours à l’égal de son aîné, un discours pour le peuple dans une Amérique aux mille visages, un discours sur les rapports raciaux et des réflexions qui dépassent les seules problématiques américaines, un discours universel.

Cet homme s’appelle Barack Hussein Obama, il est né à Hawaï d’un père kényan, d’une mère américaine originaire du Kansas et il a à cette époque quarante-sept ans.
 

« Je suis le fils d’un homme noir du Kenya et d’une femme blanche du Kansas. (…) J’ai épousé une Noire américaine qui porte en elle le sang des esclaves et de leurs maîtres, héritage que nous avons transmis à nos deux filles. J’ai des frères, des soeurs, des nièces, des neveux, des oncles et des cousins de toute race et de toute couleur, dispersés sur trois continents, et aussi longtemps que je vivrai, je n’oublierai jamais que nul autre pays du monde n’aurait rendu mon histoire possible. C’est une histoire qui ne fait pas de moi le candidat le plus conventionnel. Mais c’est une histoire qui a inscrit dans mes gènes l’idée que cette nation est bien plus que la somme de ses individus, que, tous autant que nous sommes, nous ne faisons qu’un. »
 

Et le 4 novembre 2008, dans un contexte de guerre en Irak et en Afghanistan, d'importante récession de l'économie américaine et de crise financière et économique mondiale, cet homme noir est élu 44è président des États-Unis d’Amérique, évènement qui apparaît comme historique dans un pays qui connaissait encore la ségrégation dans les années 60.

Et j'ai pensé à Rosa Parks qui n'était plus là pour voir ça, j'ai pleuré pour elle, j'ai pleuré de joie pour elle, et j'ai pensé à Luther King qui osait faire un rêve quarante-cinq ans plus tôt.


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Septembre 2012, le journal Le Monde sort un hors-série intitulé « L’Amérique d’Obama ». Pour la première fois depuis des dizaines d'années, on ose y évoquer le déclin des États-Unis d’Amérique, la quasi disparition du « rêve américain » et l’on annonce que d’ici 2020, la Chine remplacera les US en tant que plus grande puissance mondiale.

On y trouve des articles sur les quatre coins du pays, on y parle de Reading en Pennsylvanie, ville ouvrière symbole de l’effondrement industriel, la mise à mort de vingt usines en douze ans et le licenciement de ses cols bleus; on y parle de Saint-Louis dans le Missouri, l’une des villes les plus marquées par l’héritage de la ségrégation; ce soir-là, un concert de rap s’achève dans un restaurant de la rue principale, face à l'établissement, la police prend place pour surveiller la sortie du concert, comme si la présence d’un public très majoritairement noir était un facteur de risques, c’est comme ça qu’on raisonne à Saint-Louis.

On y parle d’une société en plein doute, de la fragmentation des idéaux et de la radicalisation des Partis démocrates et républicains, tout fout le camp – entre toi et moi, pour Sarah Palin et son putain de Tea Party il faut faire quelque chose, la chaise ou je ne sais pas – et surtout, on y voit une Amérique en berne et des paysages de misère.


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[La ville de Brockton dans le Massachussetts, anciennement connue sous le nom de « ville des Champions », grâce à la réussite des boxeurs Rocky Marciano et Marvin Hagler, a été durement touchée par la mondialisation et l'effondrement de l'industrie, son supermarché est fermé depuis vingt ans. Photographies de Mary Beth Meehan.]

L’Amérique d’aujourd’hui elle est là, non plus peuplée de mormons conservateurs mais multiethnique. Cette Amérique est en plein bouleversement démographique et à l’horizon 2050, ce que l’on appelle très hypocritement les « non-Blancs » seront majoritaires. On assiste au passage d’une culture de baby-boomers largement blanche à un pays plus mondialisé.

Et ce qui me fascine, c'est l'engouement auquel on a pu assister ces derniers mois, l'engouement du monde entier pour un seul homme, comme si ce type représentait finalement l'espoir universel, une espèce de figure paternelle, de guide éclairé. Tmtc, dans les années 90, papa Clinton a très bien joué le rôle du grand chef blanc (juste avant de se faire pomper sous le bureau, et un full big up pour Monica).

Obama, c'est le type qui a rendu possible l’impossible, celui qui a cru en des millions de gens, des gens différents les uns des autres, des Blancs, des Latinos, des Asiatiques, des Afro-américains, des jeunes et des moins jeunes, des ouvriers, des professeurs ou des syndicalistes, des gens à qui l’on avait trop souvent dit qu’ils ne comptaient pas, que l’Amérique n’était pas leur pays, et à ces gens-là, Barack Obama a rappelé un célèbre extrait de la Déclaration d’Indépendance de 1776 qui disait :

« Nous tenons ces vérités comme allant d'elles-mêmes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont dotés de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. »

Aujourd'hui comme partout, l'Amérique souffre, les gens ont peur pour l'avenir, et tandis qu’il rempile pour quatre ans, au réveil, cet homme doit secrètement se demander s’il va pouvoir sauver cette Amérique, et il se doit de le faire parce que ces putains de visages pleins d’espoir sont gravés dans sa mémoire, tous les jours, toutes ces mains qu’il a serrées et toutes les histoires qu’il a entendues sont celles d’un peuple, d’un monde qui a besoin de lui.

Cet homme-là, c’est un héros, même si tout reste à faire, même si la machine s’est enraillée par la folie des Hommes, parce qu'au fond, ce type-là mon pote, il a déjà tout changé.


Je vous embrasse.
 

Sources : Le Monde Hors-Série, septembre/novembre 2012 - Projet « City of Champions » de Mary Beth Meehan - Obama by Terry Richardson.
 

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Publié par Elisa - dans Culture
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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 14:50

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Salut Cindy, bien ? Comment tu nous fais plaiz' (cette photo c'est pour le buzz et les recherches Google, et aussi parce que GOD, Cindy quoi merde).


Hier soir je mate ONPC*.

La phrase d’introduction laisse à penser qu’il pourrait être question d’un post vaguement intellectuel, culturo-social limite chiant, mais ne te méprends pas, on y parlera sapes et autres frivolités pour hipsters.

Hier donc, je mate ONPC et Nicolas Bedos y est invité pour son nouveau livre Une année particulière - Journal d’un mythomane : Volume 2 (vidéo ci-dessous).

 

 

J’aime beaucoup Nicolas Bedos, il a, comme son père avant lui, les couilles de dire tout haut ce que la société pense tout bas ; Nicolas Bedos ne cherche pas à attiser la sympathie, il n’aime pas, comme il le dit si bien, « faire la pute chez Denisot ou Ardisson ou se taper la Foire de Brive-la-Gaillarde » pour faire la promo de son bouquin.

Business oblige, Nicolas est invité chez Ruquier. Il s’installe dans le célèbre fauteuil où bien d’autres avant lui se sont fait assassiner par Eric Zemmour, et Nicolas a une espèce de classe naturelle qui a à voir avec la win, il porte un t-shirt blanc à fines rayures et une chemise en denim, une chemise parfaite qui le rend beau et fait probablement saliver la tranche des 20-40 ans qui, comme moi, n’a rien foutu de son samedi soir.

Je remarque d'emblée cette chemise et bizarrement, au cours de l’interview on y vient. Troublé par les questions de Polony et Caron, Nicolas est pris de sueurs, ses sapes l’encombrent et il finit par ôter l'objet du désir.

Et moi je n'écoute plus ce qui se raconte sur ce plateau, je suis loin, loin parce que la chemise de Nicolas Bedos me rappele l’âge d’or du Levi’s 501 taille haute, des gilets sans manches ou des salopettes que tout le monde portait dans les séries américaines des années 90.

 

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À cette époque, la mode n’avait rien de flatteur, les meufs n’étaient pas tant skinny, les chemises étaient trop larges, les jeans trop hauts, je crois que la mode était surtout une question de « confort ».

La chemise de Nicolas Bedos hier dans ONPC, bien que coupée différemment, trop cintrée et peu confortable, m’a rappelé ce temps où on ne se prenait pas tant au sérieux, où les égéries s’appelaient Claudia, Karen, Naomi, Cindy ou Carla et avaient de vrais corps de femmes avec des hanches et des eins, les grains de beauté au coin des bouches pulpeuses faisaient fantasmer davantage que les os saillants, et on portait du washed denim à outrance.

Et c'est drôle, les critères de beauté on changé, en 2012 si tu fais un 42 t'es fat (t'as qu'à voir la polémique Éléonore Bridge), mais on revient à ça, au vintage comme disent les jeunes, au bleached denim, au tie & dye, joyaux des DIY* sur les blogs de pouffiasses dont je suis particulièrement fan (mais j’assume pas donc le dis pas).

Alors t’arraches des pans du vieux jeans de ta mère pour en faire un skinny short clouté ou tu le shopes sur Bitching & Junkfood comme Rihanna. T'as treize piges, tu fais du 34 mais ta veste Levi’s c’est une taille XL parce que c’est ça le style, c'est la mode version « nostalgie » d'une époque que t'as même pas connue.

Moi hier j’ai maté ONPC, y avait Nicolas Bedos et puis aussi Kate Moss, Eva Herzigova, Linda Evangelista, Christy Turlington et les autres, celles qui ont donné leurs premiers émois aux mecs qui bavaient devant les magazines ou le cul moulé de Cindy dans la pub Pepsi de 91.

Bref, j’aime bien ONPC et surtout, surtout les chemises en denim.

Je vous embrasse.
 

*ONPC : « On n’est pas couché », émission créée par Catherine Barma et Laurent Ruquier, réalisée par Serge Khalfon et produite par « Tout sur l'écran » et « RUQ Production ».

*DIY : Do It Yourself


Sources : Tumblr - Youtube - Twitgoo - Posh24 -  I am toby B.
 

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Publié par Elisa - dans Mode
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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 17:18


 
Salut les copains, la famille bien ?

Je ne poste pas trop en ce moment je sais, t'as le droit de me casser la gueule.

Je parlais ici l’an dernier du film de Laurent Firode « Le Battement d’ailes du papillon ». Je sais pas si tu l’as vu, une bête de film au passage, pas dans le genre superprod US mais plutôt ces films underground que tu vas voir dans des salles pourries et qui te font réfléchir. Vachement. 

Y a Faudel dedans et rien que pour son jeu d'acteur si tu l'as pas vu t'as raté ta vie.

Alors l’autre soir au cours d’une conversation je commence à digresser et je repense à ce film, au destin, à ce putain de karma et aux choix qu’on fait comme ça sans vraiment réaliser l’incidence qu’ils auront, c’est un truc qui me fascine.

Me refaire en boucle le film de ma vie et tenter de savoir si c’était écrit ou pas. Parce que ouais, y a le mektoub. J’en parlais dans mon post en 2011, le mektoub c’est cette croyance musulmane qui dit que tout est écrit d’avance, que nos gestes ne sont pas le fruit d’une action commandée par notre cerveau mais bien par une force supérieure un peu abstraite.

Et je sais pas trop, je crois que j'y crois. En fait, je crois que tout est une question de chemins, la vie c’est ça, des chemins.

Mon papa me parlait l'autre jour d'un ami à lui, un ami musulman, et ce type-là il lui était arrivé une crasse, un truc pas très cool comme il en arrive à tout le monde, sauf que pour lui rien n'est le fruit du hasard, le type avait forcément fait quelque chose pour mériter ça, alors il se creusait la tête, il tentait de se remémorer ses actions et il lui a dit « la roue de la vie ne tourne pas en fonction du vent ».

Ce type a changé la mienne.

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Je sais pas si tu te souviens, à la fin des années 90 il y avait cette série de bouquins un peu oufs, un livre dont vous êtes le héros qu’ils disaient. Gallimard a par la suite réédité la série des « Défis fantastiques » dans les années 2000. C’était un truc de malade, la naissance de la lecture interactive. L’histoire commençait et son déroulement dépendait du choix du lecteur, y avait des monstres et tout ça, tu pouvais t’enfuir à la page 82 ou les affronter en page 27.

Et je crois que l’existence se résume à ça, un truc à choix multiples dont chacun est le héros.

Moi cette histoire de destin, de hasard, de karma ça m’intéresse vachement parce que la plupart des rencontres dans une vie ne sont qu’une somme de circonstances un peu douteuses, des détails putain, des détails. Des lieux, des heures, des occasions, des actes manqués.

Il y a ces routes qu’on emprunte sans jamais savoir où elles nous mènent, et puis les kilomètres s’amoncellent et les rencontres aussi, des belles et des moins belles, des regards et des paroles qui nous marquent, qui laissent des traces sur nos corps comme un trait de crayon sur le papier, indélébiles et maladroites, et puis on avance à l’aveuglette vers les victoires ou les échecs, des impasses ou de longues avenues.

Demain ne sera qu'une avalanche d'évènements engendrés par les actions d'aujourd'hui; tout est lié, et le cours de nos vies serait par conséquent diamétralement opposé si nos choix avaient été différents, si t'avais pris un autre chemin ce jour-là, tu vois c'que j'veux dire ?


Schopenhauer a écrit, « Le destin mêle les cartes et nous jouons ». La métaphore voudrait que nous ayons donc au départ les mêmes dispositions, il y aurait une base commune à toute vie humaine et puis le résultat de ce qu'on en fait : des tas de jeux divergents qui seraient intrinsèquement liés à nos actions.

Je sais pas ce que t'en penses, mais je pense que je pense trop.


Je vous embrasse, prenez soin de vous.


Source : We heart it - Individuo

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