3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 09:19

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Je crois beaucoup au destin.

Il y a ce terme arabe, « mektoub » qui revient souvent dans la culture musulmane et qui signifie que tout est écrit, tout est gravé d’avance. 

D'une certaine façon, croire que tout est prédestiné est un peu effrayant. Le mektoub est une forme de résignation, un moyen un peu lâche de trouver une cause aux maux de la vie, « c’était le destin ».

La semaine dernière, j’ai regardé pour la énième fois « Le Battement d’ailes du papillon », un film de Laurent Firode avec Audrey Tautou, Audrey Tautou avant Amélie. 

Dans ce film, les destins parallèles de personnages qui ne devaient jamais se croiser finissent par s’imbriquer par une suite de hasards, de coïncidences douteuses, de petits incidents qui conduisent à l’accomplissement du destin.

« Il n'y a pas un geste, même le plus anodin, qui ne change l'ordre du monde. Chaque détail, chaque geste, le plus infime soit-il, révèle une infinité de vérités et par conséquent a des répercussions infinies et des effets grandioses. Il suffit de pisser dans la mer pour faire monter le niveau de tous les océans. Ne dit-on pas qu'un simple battement d'ailes de papillon dans l'Atlantique peut provoquer un ouragan dans le Pacifique? »

Croire au destin, c’est être un peu fataliste. Je suis un peu fataliste. Je pense que l’Humain, au sens très général du terme, ne peut échapper aux lois gouvernant l’Histoire et aux puissances supérieures quelles qu’elles soient. Je pense que, quoiqu’il arrive, peu importe les détours et les tribulations,  ce qui était écrit finit par se produire.

Les choses sont préétablies et fixées de sorte que notre sort s’accomplit indépendamment de nos actes. 

Le destin est-il alors totalement inflexible?

Dans son livre « L’Alchimiste », Paulo Coelho parle de « Légende Personnelle ». Chacun de nous aurait quelque chose à réaliser dans sa vie pour s’épanouir pleinement.

C’est un peu le principe du karma qui, selon la conception kabbale, est une série d’épreuves que l’on doit réussir au cours de sa vie pour pouvoir déclarer sans crainte « j’ai vécu ». 

En fait, les effets des actes karmiques sont censés se répercuter à l'infini. C'est un cycle, what goes around comes around. Les actes effectués à un instant T de notre vie portent leur ombre sur l'avenir et tôt ou tard, nous devons en payer les conséquences.


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Hier, une amie me raconte sa rencontre avec un keum, un keum qui vit loin, et comment elle est subjuguée par cette rencontre, et comment la vie nous met face à d'étranges coups du sort et nous dit, « quand tu t’y attendras le moins, je mettrai cette personne sur ta route et ensemble, vous allez vivre une très, très grande histoire d’amour ».

C’est assez ouf de penser que quelque part dans l’univers, peut-être à l’autre bout du globe, alors même que nos vies sont totalement opposées, une personne attend, marche sur des trottoirs où l'on n'a jamais marché, et qu’un jour, nos existences pourtant parallèles se superposent.

Ce jour marque le point d’intersection de nos destinées et créé une fracture, un avant et un après, une cicatrice. Comme la mine sèche d’un crayon qui, gommée, laissera toujours sa trace sur la feuille blanche.


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Et il est des jours où le destin nous accable, où l’on aimerait y échapper pour ne faire confiance qu’au libre arbitre, mais la plupart du temps, ce foutu karma fait tourner la roue en notre faveur et nous offre tout un tas de jolies choses.

Alors moi j’y crois, j'y crois vachement.

Je vous embrasse.

 

Sources : We heart it - Getty Images

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 10:23

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Ce titre est une citation de la très grande et belle Marilyn Monroe.

Il y a quelques temps, je parlais dans un post du document d’Anthony Summers intitulé « Les vies secrètes de Marilyn Monroe ». La semaine dernière, France 2, dans son émission « Un jour, un destin » a consacré un volet à Marilyn.

Dans le livre d’Anthony Summers, Norman Rosten, poète et ami de Marilyn écrit :

« A Hollywood, l’industrie donne, l’industrie prend, c’est une fabrique de rêves qui avait créé une fille de rêve. Pouvait-elle s’éveiller à la réalité ? Y avait-il une vie pour elle en dehors du rêve ? »

Je souhaitais dans ce post vous parler de Marilyn d’une part, mais dans une plus large mesure, de la célébrité, la célébrité et son poids, son prix et ses ravages.

 

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Chacun d’entre nous, toutes générations confondues, pense connaître par cœur les grands mythes tels que Michael Jackson, Madonna ou Marilyn pour ne citer qu’eux, des stars et starlettes encensées, leur image placardée sur tous les boulevards de toutes les villes de tous les pays du monde, mais la vérité, c’est que voir n’est pas connaître.

Anthony Summers, l’un des principaux producteurs de la BBC, a passé deux ans à enquêter sur Norma Jeane Baker, aka Marilyn Monroe, pour dépeindre dans son livre le portrait pathétique et pitoyable d’une femme seule, accro à l’alcool et aux drogues.

Dans le fond, les grandes personnalités que l'on pense connaître ont toutes cherché à combler un manque – manque d’amour, manque de confiance – par l’admiration du public, ces visages et ces mains tendues que l’on aperçoit entre deux spotlights, ces visages et ces mains que l’on ne connaît pas.

Marilyn a depuis toujours vécu sans attaches, sans père, sans réelle famille, sans réelle appartenance. Comment se construire sans repères ? Comment alors ne pas sombrer ou perdre la face ?

Après maintes recherches, je suis parvenue à trouver une interview de Marilyn sous-titrée en français et commentée par Catherine Deneuve (et si ça c’est pas de la starlette je ne réponds plus de rien). Vous pouvez visionner l’intégralité de ce documentaire en six parties en cliquant sur le premier lien qui apparaît à la fin de la vidéo. Je m’excuse par avance pour la qualité médiocre du son, la qualité du reste surpasse largement ce détail.

 

 


Dans ce premier extrait, Marilyn évoque son enfance avec beaucoup d’humour. Catherine Deneuve nous dit très justement que Marilyn est une enfant, une enfant dans un corps de déesse, un fantasme.

J’ai toujours pensé qu’il fallait beaucoup de courage et de force pour dissimuler la tristesse la plus profonde derrière un sourire, seuls les grands Hommes le font, les grands Hommes et les étoiles.



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Photos de Milton Greene, photographe très proche de Marilyn et l'un des seuls à avoir vu en elle une véritable actrice au-delà de l'image de sex-symbol.


Ce qui me frappe le plus chez Marilyn, c'est cette capacité à toujours cacher ses sentiments derrière un masque, cette obsession pour la perfection qui l'oblige à jouer en permanence. Norman Jeane passe le seuil de la porte et endosse le rôle de Marilyn, cette femme fatale au sourire ravageur dont tous les hommes rêvent, cette gestuelle et ce pincement de lèvres si parfait, Marilyn rime avec grâce.

La célébrité vous enferme dans un personnage, elle vous oblige à incarner le rêve, à susciter l’envie. Mais qui peut réellement comprendre l'existence que mène une telle artiste une fois le rideau baissé?

« La nuit, quand je regardais Hollywood, je me disais souvent 'il doit y avoir des milliers de filles seules, comme moi, qui rêvent de devenir vedettes de cinéma.' Une carrière, c'est fantastique, mais on ne peut pas se blottir contre elle la nuit quand on a froid.»

Marilyn n’avait que peu d’amis dans la profession, Frank Sinatra, Dean Martin, les Kennedy et le reste de la bande du « rat-pack » en faisaient partie. Ensemble, quelques années avant sa mort, ils passent des soirées au « Sands », un casino de Las Vegas où Sinatra fait ses représentations.

On peut toutefois légitimement se demander quelle était la nature de ces relations, lorsque l’on joue soi-même un rôle, peut-on vraiment considérer les autres comme des amis sincères ? Où commence la vérité derrière les faux-semblants ?

 

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Peter Lawford, Frank Sinatra, Marilyn Monroe et Patricia Kennedy Lawford découvrant le Polaroïd en 1960.

 

Dans cette frénésie hollywoodienne où tout n'est qu'apparence, je pense que l'on finit tôt ou tard par se perdre ; on se lève un matin et l'on ne reconnaît plus ce visage dans le miroir, cette vie inventée finit par prendre le dessus sur la vie réelle, et Marilyn avait régulièrement tendance à fabuler, à concevoir de toutes pièces des faits qui ne s’étaient jamais produits.

Elle réécrivait l'histoire ainsi qu'elle aurait dû se produire, et cette recherche de la perfection est intrinsèquement liée à un besoin d'être aimée, de susciter à la fois la compassion et l'admiration.


« A Hollywood, on vous paiera un baiser mille dollars, et on donnera cinquante cents pour votre âme. Je le sais, parce que j'ai très souvent refusé la première proposition, et très souvent mendié la seconde. »

Marilyn a toujours voulu prouver que derrière cette plastique idéale se cachait une vraie actrice, et que les louanges ne sont que le fruit d'un travail acharné. Elle a longtemps souffert de l'image qu'Hollywood a renvoyé d'elle et s'est battue toute sa vie contre des moulins à vent pour gommer l'étiquette de pin-up qui lui collait à la peau.

 

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Quelques images de son dernier film inachevé, « Something’s got to give », véritable calvaire pour le réalisateur George Cukor en raison des absences répétées de Marilyn. Encore une fois, c'est sa plastique qui la sauvera.

 

A Hollywood, on vous fait des cadeaux pour bien vite vous les reprendre, rien n'est jamais acquis sans sueur et sans larmes. Norma Jeane s’est comme beaucoup d’autres égarée dans un monde imaginaire de strass et de paillettes, en voulant être aux yeux des autres immortelle.

Quelques semaines avant sa disparition, elle écrira dans un télégramme destiné à Robert Kennedy, le frère de John, « Tout ce que nous voulions, était notre droit à scintiller ».

Elle avait mérité ce droit, et en ce siècle passé qui inventa les « étoiles », les simples mortels que nous sommes l’avons faite déesse.


Je vous embrasse.

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 09:57

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J’ai récemment lu cet ouvrage de Philippe Delerm intitulé « La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules ». Ce petit trésor et un recueil de nouvelles, et chacune d'entre elles nous dépeint un instant particulier de la vie, des odeurs ou lieux, des gestes parfois anodins qui vont rester comme ça gravés, bien au chaud dans un coin de notre tête durant des années.

« C’est facile, d’écosser les petits pois. Une pression du pouce sur la fente de la gousse et elle s’ouvre, docile, offerte. Quelques-unes, moins mûres, sont plus réticentes – une incision de l’ongle de l’index permet alors de déchirer le vert, et de sentir la mouillure et la chair dense, juste sous la peau faussement parcheminée. Après, on fait glisser les boules d’un seul doigt. La dernière est si minuscule. Parfois, on a envie de la croquer.(…) On passe les mains dans les boules écossées qui remplissent le saladier. C’est doux ; toutes ces rondeurs contigües font comme une eau vert tendre, et l’on s’étonne de ne pas avoir les mains mouillées. Un long silence de bien-être clair, et puis, il y aura juste le pain à aller chercher. »

Si je parle autant du passé, des années 90, de l’enfance, c’est que je fais manifestement un déni du présent, et certains évènements actuels m’invitent à me questionner : comment peut-on accepter que la vie et le temps s'écoulent, comment peut-on être certain d’avoir fait ce qu’il fallait, comment peut-on laisser le destin faire son travail et voir les personnes qui comptent s’en aller peu à peu ?

Ce livre m’a soudain rappelé que l’existence tient à très peu de choses : une phrase, un regard qui fait tout basculer, un instant, un millième de seconde sur une longue vie de huit à neuf décennies.


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On oublie très souvent que nos repères, nos piliers, ce sont nos parents, nos grands-parents, et ceux qui ont vécu avant eux et nous ont tout appris, faire ses lacets, monter à vélo, l’odeur de la tarte chaude sortie du four, une belle femme, ridée mais si peu, qui se retourne le sourire aux lèvres, prête à offrir une part du trésor encore tiède.

Mamie a quatre-vingt-deux ans et bientôt elle oubliera mon visage, elle oubliera le peigne un peu mouillé pour faire les tresses africaines, les biscuits du mercredi, les dessins à la craie sur le tableau noir, les goûters avec les autres mamies et quelques gorgées pétillantes de « faux champagne » à la pêche.

Bientôt elle oubliera, et à côté de ça, les fringues, les iPhone et toutes ces conneries WiFi qui sont devenues nos uniques plaisirs ne sont rien, que dalle, et ce en quoi la société s'est muée me débecte.

La famille est l'édifice de nos vies, et j’aimerais que ce post vous invite à vous souvenir, à établir des connexions plus humaines.

« Des gâteaux séparés, bien sûr. Une religieuse au café, un paris-brest, deux tartes aux fraises, un mille-feuille. A part pour un ou deux, on sait déjà à qui chacun est destiné – mais quel sera celui-en-supplément-pour-les-gourmands? (…) Pendant l’échange de monnaie, on tient le paquet par en-dessous, mais dès la porte du magasin franchie, on le saisit par la ficelle, et on l’écarte un peu du corps. C’est ainsi. Les gâteaux du dimanche sont à porter comme on tient une pendule. (…) Paquet de gâteaux à la main, on a la silhouette du professeur Tournesol – celle qu’il faut pour saluer l’effervescence d’après messe et les bouffées de P.M.U, de café, de tabac. Petits dimanches de famille, petits dimanches d’autrefois, petits dimanches d’aujourd’hui, le temps balance en encensoir au bout d’une ficelle brune. Un peu de crème pâtissière a fait juste une tache en haut de la religieuse au café. »


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J'ai ressorti de vieux clichés du tiroir. Ce que j'aime dans les photos, c'est que durant un instant, un instant si infime, tandis que l'index émet une pression sur le déclencheur et que l'obturateur s'ouvre, chacun oublie que le monde s'écroule et fait travailler ses zygomatiques, et l'on enferme une part de bonheur dans une petite boîte.


Je vous embrasse.

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 09:08

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Je voulais vous montrer ces magnifiques pola de Kirsten Dunst pour le lookbook de Band of Outsiders. Chez Band of Outsiders, ils font toujours de superbes photos avec des gens connus, il y a même une série avec Ron, le pote de Harry Potter.
 


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Sinon, depuis quelques temps, j'ai un gros crush pour « l’ombré hair » et pour les couleurs de cheveux très décalées, mais comme je suis une grosse tapette je regarde simplement Vanessa Paradis sur la dernière photo, et je me dis que c'est quand même putain d'beau.



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J'ai d'ailleurs trouvé cette photo de Lily Rose, Vanessa, Johnny et Jack qui sont des amours.
 



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J'aime toujours autant le travail de Bruno Dayan, sans parler de la série avec la sublime Marion Cotillard.


 

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J'ai clairement something aussi avec les tatouages d'oiseaux, et idéalement je serais bird tatouée avec des cheveux roses.



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En fait je serais comme la très belle Katia du blog Hey Dickface que j'adore, et comment je kiffe trop Furby, son chat.



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Et ça, pour ne pas oublier d'oublier d'être sérieux.

 

Je vous embrasse.

 

Sources : Band of Outsiders - Bruno DayanWe heart it - Hey Dickface

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 14:22

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James Dean ce bad boy.


Comme une grosse intellectuelle bobo qui s’la raconte, il m’arrive parfois de regarder Arte.  Il y a de cela quelques semaines, je suis tombée sur la rediff’ d’un magazine qui traitait de l’art d’être branché, dans le move, d’être « hype » comme ils disaient.

Je m’attendais à voir défiler des meufs en Vera Wang et autres squelettes abonnés aux fashion weeks et  j’ai vu du trash, du bad boy, de l’héroïne, du sex et de la déglingue.

On y voyait Patrick Eudeline, rédacteur pour Rock & Folk et ex chanteur du groupe Asphalt Jungle, l’un des premiers groupes punk formé en 77 qui parlait de James Dean et de Sid Vicious.


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Ces mecs au nom ultra célèbre ont davantage marqué les esprits par leurs frasques et leur attitude rebelle et autodestructrice que par leur talent.

Sid Vicious, bassiste des Sex Pistols est mort à 22 ans d’une overdose. Durant sa courte vie, il s’est entre autres fait fournir de l’héro par sa mère alcoolique, a poignardé sa meuf Nancy Spungen et a tenté de se suicider en se taillant les veines.


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Je vous conseille le film
  « Sid & Nancy » sorti en 86 avec Gary Oldman.

 

A écouter Patrick Eudeline, être « hype », c’est vivre jeune, mourir vite, laisser derrière soi quelques tubes et faire un beau cadavre.

Depuis, Sid Vicious a été remplacé par Kurt Cobain, Bertrand Cantat et récemment Pete Doherty, des mecs au talent entaché par un comportement violent, par leur addiction pour les drogues en tous genres et l’art de se faire passer pour des abrutis puériles.

Et ces mecs sont des héros. Alors voilà, avoir trop la classe c'est se faire un rail et péter des vitres, maîtriser quelques accords sur une Fender Mustang et tabasser sa meuf.

On voyait les œuvres de Pete Doherty exposées à la Bankrobber Gallery de Londres, un lieu über trendy qui cautionne et met en avant le fait de réaliser des prétendus chef d’oeuvres avec son sang après s’être piqué comme un gros junkie.


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On voyait le groupe punk anglais
« Towers of London » participer à Big Brother, preuve que le « bad boyisme » est vraiment devenu mainstream. Les bastons mises en scène dans cette émission ont fait le tour du net et sont plus connues que leur musique.

On voyait aussi des jeunes de notre génération se rassembler aux soirées karaoké punk de Brice Partouche au Truskel à Paris.



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En y réfléchissant bien, nous, masse populaire soumise et docile, voyons en Sid Vicious, Pete et les autres une sorte d’échappatoire à ces règles auxquelles on se soumet en permanence. Ces mecs vivent au quotidien un truc que les gens n’ont plus le courage de vivre et les voir saboter consciemment et volontairement leur existence nous plonge dans une transe par procuration.


« Les gens ont envie de voir des histoires de groupies, de drogues, de sexe et de violence, le vieux cliché, c'est ça qui les intéresse et toutes les émissions de télé-réalité qui scénarisent ça, qui prennent des groupes de rock castés et à moitié bidons pour monter tout un programme où passe l'idéologie du truc, ça marche et ça ne m'étonne pas, ce qui m'étonne c'est que ça n'existe pas depuis plus longtemps. »

[Patrick Eudeline]


Aujourd’hui, le nappy parisien va se fringuer chez April 77 et s’offre un perfecto bicolore à mille boules pour ressembler à Johnny Thunders.
Les jeunes puent la bière cheap, portent un slim vintage shopé sur Internet et tapent des pauses faméliques avec la frange sur les yeux comme des rebelles sans cause.

En fait, tout le monde peut être « hype », il suffit de s’autoproclamer marginal je-m’en-foutiste, de s’arracher la gueule tous les soirs et d'avoir fait de la taule ou une cure de désintox.

Et moi du coup, je préfère être has been au point de ne pas avoir de compte Twitter.

Je vous embrasse.

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Publié par Elisa - dans Culture
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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 15:47

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Nous sommes en octobre 2000 et M6 diffuse pour la première fois une série sur quatre meufs de Manhattan produite par Darren Star, aka THE producteur de séries pour meufs du genre « Melrose Place » ou « Beverly Hills 90210 » dont j’ai déjà parlé ici.

Avant ça, dans les années 90, on avait eu droit à une flopée de programmes à l’eau de rose signés AB Productions avec des histoires d’amour guimauve à en faire crever une douzaine de diabétiques, mais ces quatre meufs sont venues balayer nos classiques télévisuels.

Et dis-toi bien une chose : à partir d’octobre 2000, les séries sont devenues des catwalks super tendance,  des vitrines de la mode, et même qu’un sac en toile tout pourri est devenu un « it bag », et même que si t’en as pas t’es trop une freak.

Tout ça à cause de « Sex and the City ».


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Cette série est l’une des premières à s'être focalisée sur la mode. Carrie, Samantha, Miranda et Charlotte ont en l’an 2000 dégainé leurs Manolo Blahnik dans leurs apparts de l’Upper East Side que si toi t’y étais t’aurais un cagibi dans le Bronx.

Ces personnages irréels sont devenus des « it girls » nous dictant quels étaient les must-have de la saison, avec leurs problèmes existentiels que tu peux pas comprendre toi qui es pauvre et portes du polyester.

Depuis, il y a eu « Ugly Betty », « Gossip Girl » et tout un tas de séries pour greluches modasses dont je fais manifestement partie.

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Cependant, une chose a toujours différencié SATC des autres séries : plus que de mode, on y parle de cul. Mais quand j'te dis de cul j'te parle pas de making love, j'te parle de fucking. 

Alors aujourd’hui j’te l’accorde ça fait has been. Comparé à « Californication », « Skins », « Nip/Tuck » et j’en passe, « Sex & the City » c’est « L’Île aux enfants », mais j’te jure qu’en l’an 2000 on était beaucoup plus coincés du fion.

Moi j’aime beaucoup cette série. Aucun rapport avec le fait que j’kiffe voir des seins à la télé, rapport au fait que oui, les femmes ont une vie sexuelle et qu’on en parle comme des salopes. Parce qu’attends, quand tu couches t’es une salope, j’vois pas où est le problème ?!

La série s’inspire des chroniques de la journaliste Candace Bushnell sur le sexe et les rapports amoureux, publiées dans le « New York Observer » dans les années 90. Candace Bushnell, Carrie Bradshaw, initiales CB, tu suis ?

 

« New York city is all about sex, people getting it, people trying to get it, and people who can’t get it, no wonder this city never sleeps, it’s too busy trying to get laid ».

 

Donc ça c’est un peu le pitch. Cette série nous dévoile un regard à la fois lucide et cruel sur la société contemporaine dans laquelle on vit.


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Bien que « Sex and the City » ne soit pas vraiment le reflet de la société new-yorkaise d’aujourd’hui, que les personnages soient très élitistes et que l'on fasse l’impasse sur les minorités ethniques qui s’entassent à Brooklyn et n'auront jamais de Jimmy Choo, on ne peut pas nier que la société soit clairement branchée cul.

Ce qui aurait choqué nos grands-parents est devenu banal, on consomme le sexe comme du Prozac pour omettre un instant l'idée que l'on vit dans une société merdique où un sac de toile est un it bag.

Et à côté de ça il y a l'amitié, les questionnements existentiels que l'être humain, et plus nécessairement la femme peut avoir, les erreurs, les ruptures, les déceptions.

Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda incarnent les différentes facettes qui composent la femme, le côté fleur bleue, la désinhibition, le carriérisme et l'indépendance, avec pour toile de fond la tiny island of Manhattan.

 

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Cette photo en hommage à Steve Jobs.


Je vous embrasse.

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Publié par Elisa - dans Cinéma - TV
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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 06:00

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Aujourd'hui on va faire comme Andy, on va juste regarder de jolies choses
.


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Jolies comme les photos de Bruno Dayan, the master of la maîtrise de la lumière.


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Jolies comme Agyness Deyn, juste une des meufs les plus oufs du monde.

 

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Jolies comme
« The art of clean up » par Ursus Wehrli. 


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Jolies comme ce pola trouvé sur I124Q.


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Jolies comme un bébé Kate Moss.


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Jolies comme ce tatouage dont je rêve et que j'aurai jamais les couilles de faire.


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Ou jolies comme les luttes qui ne finissent jamais.


Je vous embrasse.


Sources : Bruno DayanJeannie JeannieI124QJust one more - To hell with Poverty - We heart it

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 06:21

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Andy Warhol était un très grand artiste. Je trouve que par certains aspects, Jean-Paul Gaultier lui ressemble beaucoup. Cette prédisposition pour la création et l’art dès l’enfance, ce décalage par rapport aux normes sociales qui établissent qu’un garçon doit aimer le sport lorsqu’une fille joue à la poupée…Warhol et Gaultier ont, aussi loin qu’on s’en souvienne, toujours été des mal-aimés.

Des mal-aimés naissent donc les génies.

Je trouve assez hallucinant cette tendance à montrer du doigt les personnalités qui sortent d’un modèle préétabli, ces personnalités que l’on trouve au premier abord dérangeantes pour ensuite mieux les encenser.

Andy Warhol, l’un des pères du « popular art » n’a jamais été aussi actuel.

Le « pop art », né au milieu des années 50, est par définition une désacralisation de l’œuvre d’art, une sorte de vulgarisation d’un monde auparavant destiné à une élite, le junk art des années 50, 60 et au-delà.

L’avant-gardisme d’Andy Warhol a mis en évidence l’influence que peuvent avoir la publicité, les magazines, la télévision et autres médias sur la société, la poussant à la consommation, voire surconsommation et l'obligeant à faire de certaines personnalités des icones.

Le « pop art » est en quelque sorte un gros foutage de gueule, un doigt d’honneur à une société vivant perpétuellement dans l’excès et se laissant embobiner par des procédés marketing peu scrupuleux, d’où l’actualité de la chose.


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Andy Warhol a eu l'intelligence de transformer les objets de la vie courante en œuvres d’art industrielles, ce qui a perturbé et bousculé les codes mêmes de l’art que l’on connaissait par le passé.

En dupliquant et en reproduisant par dizaines les œuvres mettant en scène un seul et même objet, il s'est affranchi des techniques traditionnelles voulant qu'un tableau soit unique, et par là-même des idées classiques d’un monde finalement très coincé du cul.

L’art est par ce procédé devenu bon marché, jetable, éphémère et ridicule.

Les visages multiples de Marilyn ou de Mao ont mis en exergue l’admiration voire l’idolâtrie excessive et généralisée que le public, la société avaient pour certains mythes.


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J’assimile Warhol à Gaultier pour la simple et bonne raison que ces deux très grands artistes sont allés au-delà des limites connues à leur époque.

Gaultier a donné à la femme de nouvelles lignes. Il a redessiné, resculpté ce corps aux formes rondes en pointes, en lignes droites infinies, en jouant toujours avec l’irréalité d’un profil devenu palpable grâce à ses créations.


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Gaultier redéfinit les genres en féminisant les hommes et en masculinisant les femmes, il nous dit que la beauté n'a pas de sexe, et que le vêtement, au sens premier du terme, nous donne l'opportunité d'être qui l'on choisit d'être. Gaultier se fout de défrayer la chronique, il reste à 59 ans ce môme qui retournait son caban car les coutures apparentes lui donnaient l'impression d'être Louis XIV.


Jean paul gaultier111.jpg5400242647_fde0553445_o.jpgAndrej Pejic, sublime mannequin homme qui a eu l'honneur de présenter la robe de mariée de Gaultier lors de son défilé en janvier 2011.


J’admire beaucoup ces deux hommes qui ont eu l’audace d’afficher implicitement leurs valeurs sans jamais se laisser déstabiliser par une critique acerbe, par ces codes partout placardés et plus que jamais présents en 2011.

Si Warhol était encore de ce monde aujourd'hui, le visage de Marilyn aurait probablement été remplacé par celui de Lady Gaga, portant un corset aux seins coniques.

Bien à vous.

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Publié par Elisa - dans Culture
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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 09:13

retour vers le futur2 45 1885

Donc en ce moment je suis dans ma période « flashbacks », « revival » et tout c’que tu veux. Pour être plus exacte, je suis constamment dans cette période, je m’efforce cependant de me limiter en terme de posts larmoyants évoquant ce temps révolu de jadis d’antan autrefois naguère.

Et puis cette semaine sur Facebook j’ai cliqué sur « LIKE » sur la page de la trilogie « Back to the Future », et j’ai pris conscience que je venais d’entacher un mythe en n’en faisant plus qu’un simple « LIKE » sur Facebook. 

C’est facile, par une simple pression de l’index on peut tout aimer sur Facebook, mais il y a des choses sacrées qui valent beaucoup mieux que ça. Alors j’ai disliké.

« Back to the Future » c’est des heures passées dans le canapé avec mon père, depuis toute môme, quand je comprenais trop rien au film mais que Doc me faisait marrer, et puis plus tard, l’apprentissage de tous les dialogues par cœur, mon père et moi qui refaisions les scènes (dans le II la scène où la meuf voit son double du futur, fallait bien deux personnes pour la jouer cette scène MERDE !).

retour vers le futur2 28 mariage « J’ai fait un mariage minable ?! »

retour vers le futur2 33 jeune vieille

Et puis la V.O et le décryptage du doublage français pourrave.

Vas-y cite-moi une seule personne dans ce pays qui dit un « Pepsi régime ». Des tocards sérieux.


retour vers le futur2 20 jeux videoMa teupo Marion m'a fait remarquer que le mioche en rouge c'est Elijah Wood, truc de ouf.


Cette trilogie so 80’s est un chef d’œuvre, et j’ai envie d’te dire Zemeckis et Spielberg tu leur demanderais de te faire de la grosse daube qu’ils pourraient pas.

Le premier volet nous plonge dans les années 50 à Hill Valley, une petite ville des Etats-Unis en pleine expansion économique et émancipation des mœurs. Je kiffe la scène où Goldie Wilson veut se présenter à la mairie et le barman lui sort « c’est pas demain la veille qu’on aura un maire noir ! ».

Dans le second volet, soit en 2015, son petit fils, Goldie Wilson III est expert en conversion des véhicules en aéroglisseurs, et ça a l'air d'être quelque chose d'important. Quand on connait le président des US en 2011, on se dit que Zemeckis et Spielberg doivent avoir un putain de pouvoir de prémonition.


retour vers le futur2 18 goldie wilson 3


C’est carrément ouf parce qu’à la sortie du film, les critiques ont été quasi unanimes sur le sujet, c’était d’la merde.

Je cite ‘Libération’ en 85 :

« (...) un des plus consternants navets qu'ait produit la bande à Spielberg. (...) "Retour vers le futur" est le ramassis d'images le plus inoffensif que l'Amérique nous ait envoyé depuis des années. Quant à Robert Zemeckis, son amour des mouvements d'appareils pour rien, son manque de temps absolu dans la direction d'acteurs, sa conception hystérique de la mise en scène en font d'ores et déjà le prétendant idéal au rôle de tavernier américain. »

Comment ça clash. Nous vivons dans une société pourrave où il suffit qu’une personne commence à jeter la pierre pour qu’un troupeau de moutons vienne parachever le massacre.

Quelques années plus tard les discours avaient changé, « Back to the Future » était un spectacle de génie, un « film de référence ». Quelle bande de peigne-cul.

J’ai toujours pensé qu’on devenait critique pour se venger d’une enfance de martyre ou d’une vie de raté, t’as qu’à voir Zemmour.


retour vers le futur back to the future 1984 reference

              
T'as bien les boules quand tu vois à quoi ressemblaient les bals de promo en 55, Lauren dans sa robe pêche à la «
Féerie dansante des Sirènes », George sublime dans son costume blanc et Marty qui joue « Johnny be good » avec le cousin de Chuck Berry, normal.

En 2011 tu fais ca dans une boite glauque sur du Justin Bieber.

N'empêche que j’kifferais monter dans une DeLorean (carrosserie en acier inoxydable steuplé sinon c’est pour les tapettes), et en ce moment je suis fan des sneakers, je veux absolument une copie de la paire de « Nike Mag » de Marty avec laçage automatique (qui a d’ailleurs récemment été mise aux enchères au profit de la fondation Mickael J. Fox).

retour vers le futur2 13 nikeretour vers le futur2 16 texacoretour vers le futur2 17 jaws 19retour vers le futur2 08 hill valleyretour vers le futur2 22 hover boardretour vers le futur2 06 2015

Eh les mecs, j’voudrais pas vous faire flipper mais il nous reste quatre ans pour faire voler les voitures.

Je vous laisse je vais me la raconter sur mon Hover Board.

Bien à vous.

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Publié par Elisa - dans Cinéma - TV
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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 14:29

Salut, internaute de 2011.

J’ai ici souvent bâché Internet et ses ravages, mais j’avoue y avoir découvert récemment (grâce à ma pote Berline qui déchire) deux projets formidables qui m’ont vraiment émue (et en même temps tmtc que je chiale tout le temps).

Le premier projet dont je voulais vous parler (et que certains connaissent peut-être déjà) s’appelle « Dear Photograph ». C’est un projet photographique ‘participatif’, i.e. qui repose sur la participation des internautes.

« Dear Photograph » propose aux gens du monde entier de tous âges de revenir sur les lieux de leur enfance avec une photo d’époque et de la replacer dans un décor actuel. Chaque personne rédige ensuite une phrase commençant par « dear photograph » qui accompagnera sa photo sur le site.

Ce projet repose sur la nostalgie, je parle beaucoup de nostalgie, j’ai une fâcheuse tendance à la neurasthénie, ça ne se soigne pas je crois.

Tous les philosophes se sont à un instant T intéressés à la relation que l’Homme entretient avec son passé, avec le temps qui défile.

Nous sommes tous enclins à regretter une époque, je pense que personne ne vit pleinement dans le présent, et le présent nous manquera à l’avenir.

 


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tumblr lrd47t7LyE1qcuqzso1 5001[Hommage au 11/09/01 et à toutes les personnes qui ont vu ou subi les conséquences de cette atrocité.]

 

Le second projet, « Before I die I want to… » a été crée par Nicole Kenney, une femme de 31 ans vivant à Brooklyn.

Trois principales raisons ont motivé la création de ce projet :

-  La mort du Polaroïd depuis l’essor de la photographie numérique.

- La création d'un « contrat de confiance » (pas celui de Darty hein) entre le photographe et les personnes photographiées, les aider à trouver un but, un sens à leur vie.

- La réalisation d'une étude culturelle et sociologique, aller à la rencontre des gens dans le monde entier, comprendre leur histoire, leurs attentes pour l’avenir, leurs espoirs.

« Before I die I want to » est un projet photographique pour lequel Nicole s’est engagée à parcourir les Etats-Unis, l’Inde et certains hôpitaux dans le but de poser aux personnes une question symbolique : « What do you want to do before you die ? ».


0000756
0000789                                              Before I die I want to go back to Colombia.

IN031                                                              Before I die I want to study.

0001026                    Before I die I want to see my photos in the Human Rights Protocol.

IN A 003 Before I die I want peace all over the world and that
everyone lives together with love.

IN A 013Before I die I want best wishes for my children, they can study more and more, make their prosperity, make good will and good impression on the world.

H0007


Et après ça, j'peux vous dire que la mode j'en ai rien à secouer.

Bien à vous.

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