9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 15:25

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[Photos parues dans Elle, n°3125, novembre 2005]


Au cours de sa vie, on voit défiler un certain nombre de visages comme ça qui nous marquent, des personnalités qui nous inspirent et qu’on admire pour leur génie, pour la capacité qu’elles ont à nous émouvoir, à savoir nous parler et nous toucher là où ça fait un peu plus mal qu’ailleurs.

Pour moi, Sophie Marceau fait partie de cette catégorie d’artistes que l’on a vu grandir, murir ou vieillir, appelez ça comme vous voulez, avancer quoi.

Sophie, c’est à la fois la fille, la sœur et la mère qu’on aimerait tous avoir.

On se remémore avec émotion le visage rond de Vic Beretton dans « La Boum », la naissance d’une femme dans « L’étudiante », la James Bond girl qu’elle a incarnée à l’apogée de sa féminité, comme bien d’autres icones avant elle, et enfin le passage à la quarantaine, à la vie d’une mère et ses questionnements dans « LOL».


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Ce qui émane d’elle avant toute chose, c'est son humanité. Sophie est humaine avant d’être une grande actrice, une grande artiste.

Pour rédiger ce post, je me suis penchée sur la définition exacte du mot « artiste », qu’on a tendance à utiliser à tout-va à notre époque.

Un artiste est une personne qui cultive ou maîtrise un art, un savoir, dont on remarque et l’on reconnaît la créativité, l’originalité, mais c’est avant tout une personne dont l’œuvre nous émeut, exacerbe nos sentiments, nous transcende quoi.

J’ai déjà parlé ici de Sean Penn que j’admire immensément, et dans cette même lignée figure Sophie Maupu, alias Marceau.

Je serai toujours émue en regardant « La Boum » qui est pour moi LE film transgénérationnel par excellence, on se souvient tous de Vic et Pénélope qui se fout des étoiles sur la face pour cacher ses boutons de varicelle, Claude Brasseur en père touchant et un peu paumé, Poupette ou la grand-mère trop dans le coup.

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Ca me rappelle plein de choses « La Boum », ça évoque le difficile passage de l’enfance à l’adolescence, les sentiments et les émotions un peu en vrac, l’incompréhension qui naît chez la mère qui était autrefois un modèle de référence et qui devient une ennemie, tout ça.

C’est pas facile de grandir, il y a beaucoup trop de questions qui viennent foutre la merde, et si j’me plante, et si j’ai pas fait le bon choix, et si je déçois ?

Sophie est juste une femme qui comme beaucoup d'autres a sans doute fait quelques mauvais choix, une femme qui a parfois l'air un peu naïve, qui se remet perpétuellement en question, une femme comme toi et moi, Sophie c’est Valentine, c’est Julie, c’est Marie, c’est sa sœur, sa copine, la cousine de Camille, Sophie Marceau incarne toutes les femmes.

Elle a toujours pris ses décisions en fonction de ce que son cœur lui dictait, elle a toujours tout assumé, même les photos à poil à dix-huit piges, à l’âge où t’as pas encore très bien assimilé les conséquences de tes actes, Sophie a montré son sein à Cannes, ça a fait la une de la presse poubelle, Sophie a un peu merdé son discours sur le cinéma lors de la remise de la Palme d’Or et s’est fait siffler, mais elle reste et restera l’incarnation même de l’élégance, de la femme vivante, celle qui est fière de ses rides naissantes et de son corps qui change.

Et ca fait du bien.


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Bien à vous.

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 06:30

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Alors là les mecs, je suis perplexe. J’oscille entre le road-movie de génie et le grotesque portrait d’une rock-star neurasthénique à la recherche d’identité.

Et pourtant quelque chose m’a émue. Quelque chose malgré les longueurs et le soporifisme de certains passages.

Pour te situer le mélodrame, Cheyenne est un chanteur has been qui a connu ses heures de gloire dans les années 80 au point de chanter avec Mick Jagger, mais le type est aujourd'hui un repenti carbonisé et dépressif qui vit de ses royalties dans un manoir irlandais où il s'emmerde un peu.

Dans ce rôle, Sean Penn trimballe la vacuité de son existence en bandoulière et est d’une émouvante beauté.


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Ce film est le récit initiatique d’un grand enfant, à mi-chemin entre Robert Smith et Edward aux mains d'argent, ancien héroïnomane qui traine sa peine, son ennui, ses fêlures et son chariot dans les supermarchés, ou joue à la pelote avec sa femme dans leur piscine vide.

La mort de son père, avec lequel il a coupé les ponts depuis trente ans, le ramène à New-York où il apprend que son défunt paternel a passé sa vie à nourrir une vengeance exacerbée contre un nazi qui l’avait humilié durant l’Holocauste.

L'ex-rock star s’embarque alors dans un voyage à travers l’Amérique pour retrouver cet homme et accomplir la mission que son père n’a pas eu le temps d’achever.


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Ce film est un film méditatif sur la quête d’identité et de reconnaissance, sur la culpabilité, sur la nostalgie.

On s’enfonce dans une Amérique peuplée de motels déserts, de pick-up, de stations-service et de fast-foods qui servent des hamburgers trop cuits.

Une Amérique aux effluves de goudron, où la plus grande pistache du monde peut devenir un objet d'art et où les armuriers vendent des pistolets qui font mal.


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Comme toujours, Sean Penn illumine l’écran dans ce registre naïf qu’il connait bien. Il gère excellemment le jeu en tous points de vue, sa démarche, ses regards, la tendresse et l’intonation de sa voix qui forcent l’admiration et le sentiment d’empathie pour ce personnage rongé par le passé.

La B.O signée David Byrne (Talking Heads...This must be the place...tu suis?) est tout simplement mémorable ainsi que la mise en scène de Sorrentino (en même temps c’est un rital t’sais).

Chaque plan semble transpirer le mal-être du personnage, un téléphone tendu, une piscine vide, les vastes routes arides des Etats-Unis,  le tout agrémenté du récit d’un ancien prisonnier d’Auschwitz, « Before the inferno, there was the sky, black clouds, white snow ».

En toute objectivité, ce film n'est pas ce qu’on pourrait appeler un GRAND film, mais Sorrentino excelle lorsqu’il s'agit d’imaginer des personnages attendrissants, un peu crazy et psychologiquement instables.

Avouons-le, sans Sean Penn, Frances McDormand et Eve Hewson (la fille de Bono steuplé), ce film serait un peu un road-movie dans lequel même le cinéaste se serait égaré, mais la qualité des compositions est telle qu'on se laisse embarquer.

Tous dans le même pick-up.


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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 09:08

Ca, c’est un post que si t’es né après 93 tu peux pas comprendre.

Ces derniers temps, avec la fin des études et l’entrée dans la vie active, je repense beaucoup aux années 90. C’était vachement coule les années 90, c’est ouf comme tout est parti en vrille après. Enfin, c’était peut-être déjà bien pourri à cette époque, mais quand t’as sept ou huit piges, à part les méchants dans Sailor Moon t’as pas d’ennemis.

Concrètement, tu pensais qu’à t’empiffrer de Kinder Chocolat, avec le mioche blond sur l'emballage et sa vieille coupe à la Claude François (le mec s’appelle Günter, j’te précise pas qu’il est pas portugais…il paraît même qu’il a publié une autobiographie intitulée « Das Kind der Schokolade » en 2005).

J’me souviens des mercredis passés à mater le club Dorothée, avec ces tocards de Framboisier, Bernard Minet et Nicky Larson, qui, soit dit en passant, nous enseignait déjà les bases du sexisme et de l’infidélité. 

Les années 90, c'était l’âge d’or des séries pour ados friqués, avec 'Beverly Hills 90210', 'Parker Lewis ne perd jamais' ou encore 'Clueless'. Il est loin le temps où la dette publique des USA n’était pas apocalyptique. En 90, tu kiffais Dylan dans sa Porsche 356 noire super briquée,  ou Brandon dans sa Mustang 65 jaune pâle tandis que David vendait des disques en jouant sur son synthé pourrave.

A force de mater ce genre de conneries, je rêvais d’avoir un casier dans le couloir du lycée, juste à côté de celui d’un gros bégé genre quaterback, mais en France, soit tu fais partie du club d’échecs, soit t’es dans la chorale, et en résumé t’es un minable.

 

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En 90, pratiquement personne n'avait Internet, il fallait se contenter du Minitel, et pour les pervers, des affiches « 3615 Ulla » avec la meuf en nuisette ou sur des draps de satin. C’était soft le cul en 90. Quand on voit où nous en sommes arrivés aujourd'hui, j’peux te dire qu’elle a grave les boules la bourgeoise catholique traditionnelle.

Et comment parler des années 90 sans évoquer la naissance des boys bands, ces mecs au torse imberbe et huilé qui ont fait fondre les collégiennes aux bas bleu de méthylène ?  A leur passage, la candeur et l’innocence des petites minettes se sont évaporées comme la chemise de feu Filip Nikolic.

A cette époque, tout le monde vivait sans iPhone et personne n'avait râté sa vie pour autant. On vivait plus simplement, sans se focaliser sur le matériel et le style. Je regrette ce temps-là,  ce temps où tout était moins malsain, moins superficiel.

Et je vous avoue que j'ai peur de l’avenir, parce qu’hier est toujours mieux que demain.

Je vous laisse avec un petit pola bien old school que j'ai retrouvé. Mais où est Charlie ?


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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 08:11

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[Ce post est écrit avec tout mon amour pour Marion B. qui est trop loin]


Les marmots du monde entier nés à la fin des années 80 ne remercieront jamais assez J.K Rowling d’avoir quitté l’enseignement au profit d’une bande de sorciers.

D’une idée concoctée dans un train entre Manchester et Londres, elle a crée un chef d’œuvre qui nous a tous marqués : l’histoire d’un petit mec en apparence comme tous les autres, qui allait recevoir une lettre d’une école de sorcellerie renommée grâce à laquelle il accomplirait de très grandes choses.

En imaginant cette histoire sans jamais se douter qu'un tel mythe venait de naître, Joanne ne nous a pas seulement donné un ami, elle nous a donné un héros.

Quand t’as douze piges, que ton quotidien se limite à emprunter le chemin du collège en espérant ne pas te prendre une beigne  au carrefour, et qu’une Anglaise te crée un jour un modèle, un garçon comme toi plein de courage qui affronte un tas d’ennemis avec une baguette magique et des pierres philosophales ou de résurrection, t’y crois, t’y crois vraiment.

Cette histoire écrite autour d’un café à l’Elephant House à Edimbourg est devenue comme une lueur d’espoir pour chaque gamin, espoir de devenir quelqu’un lui aussi, de croire qu’avec la conviction et quelques formules magiques il pourrait vaincre les démons du divorce, de la violence, des heures de colle et de toutes ces voix qui lui gueulaient qu’il finirait en taule comme l’oncle Paul.

Harry Potter nous a sauvés, il nous a tous sauvés.

Il était notre ami, on a grandi avec lui, d’année en année et de classe en classe.

Aujourd’hui comme lui nous avons quitté les bancs de l’école, même sans courrier de Poudlard, sans Dragées surprises de Bertie Crochue ni Chocogrenouilles, sans Nimbus 2000 ni même aucun match de Quidditch, sans Rappeltout, sans Dobby, sans Dumbledore ni Crockdur, sans rien à verser dans la Pensine, sans Horcruxes, mais comme de simples Moldus mordus d’espérance.

C’est avec beaucoup d’émotion que cette saga prend fin.

Albus, Hagrid, Rogue, McGonagall, Ron, Hermione, Luna, Malfoy et les autres ne nous quitteront jamais vraiment, ils vivront quoiqu’il arrive dans notre esprit.


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Rendez-vous voie 9 ¾.

Je vous embrasse.

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 08:40

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J’ai toujours aimé les films un peu bizarres, du genre les films en V.O du Caméo, avec six personnes dans la salle et une ambiance de mort.

Et puis aussi, j’ai toujours aimé Ludivine Sagnier, parce qu’elle est du genre à jouer dans les films bizarres.

Je l’ai découverte dans ‘Swimming Pool’ en 2003, it was love at first sight.

Après ça, il y a eu , 'La petite Lili', 'Paris, je t'aime', 'Les chansons d'amour', 'Crime d'amour' et enfin, ‘Pieds nus sur les limaces’.

Ce film est magnifiquement bizarre et dérangeant. Ludivine y est sublime dans le rôle de Lily, une jeune fille totalement libre, exubérante et insaisissable qui vit dans un monde fantasque, bien loin des réalités.

Sa sœur, Clara, est en revanche très ancrée dans la réalité. Elle est rangée, là où Lily semble dérangée.

Notre époque nous façonne de telle manière que le premier à sortir du rang est considéré comme un fou, mais Lily est moins une dérangée qu'une dérangeuse de l'ordre social, une insoumise.

Elle vit aux côtés d’un dindon dont elle vernit les ongles, collectionne et entasse tout un bric-à-brac d’objets fétiches telle la « pouloeil », jonction surréaliste d'une poule et d'un écureuil, et virevolte dans la nature la robe au vent, insouciante.

Certaines scènes m’ont fait penser à celles de ‘Virgin Suicides’ de par leur luminosité, et de par ces jeunes filles dont la blondeur sauvage et la désinhibition exaltent.


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Et tandis que les gens « normaux » gravitent autour de Lily en la considérant comme une jeune fille immature et plus toquée que le Chapelier Fou, on réalise qu’elle est au contraire très lucide, et qu’elle dénonce le conformisme du genre humain.

Aux côtés de Lily, sa sœur va sortir de sa rigidité et goûter elle aussi à une autre idée de la vie.

Après tout, au nom de quelle loi doit-on vivre selon ce que la société considère être « la normalité » ? Et qu’est-ce que cette « normalité » ? Doit-on préférer une vie ordinaire par peur de contrarier les mentalités, ou tout quitter pour le chemin de l’inconvenance ?


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J'aime ce genre de films qui nous marquent et établissent un avant et un après.

‘Pieds nus sur les limaces’ est une ode à la vie. Une ode à cette vie que l'on doit croquer comme une douce meringue rose, un flirt avec la folie, la déglingue et la frivolité.

C'est l'histoire de deux déséquilibres qui vont finir par s'équilibrer l'un l'autre.

En définitive, la « normalité » est une idée très subjective, et ce film poétique nous invite à nous questionner : la liberté s’arrête t-elle là ou commence celle des autres ?

Non, la liberté commence là où commence celle des autres.

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Bien à vous.

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 11:40

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Sean Penn m’émeut. J’avais vraiment envie de vous parler de ce mec, parce qu’il est grand.

Je me suis récemment intéressée à la vie de plusieurs personnalités derrière la façade « showbiz » (je suis d’ailleurs en train de lire ‘Les vies secrètes de Marilyn Monroe’ mais je reviendrai plus tard sur ce sujet).

Derrière les rôles et les soirées de gala, ce sont les failles, les accès de colère, les causes défendues qui, selon moi, ont vraiment de l’intérêt.

Sean Penn a tout compris à cette société pourrave et matérialiste. ‘Into the Wild’, ou l’éloge du rejet des principes de la société moderne, c’est lui. Bon honnêtement, je n’ai jamais réussi à mater ce film jusqu’à la fin, pas que ce soit un navet, loin de là, mais je pense que cette oeuvre aux allures de documentaire est une sorte de voyage intérieur auquel le spectateur doit se soumettre pour en capter réellement la quintessence. N’étant pas une femme soumise, t’as vu quoi.

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Dernièrement, j'ai été frappée par ses choix cinématographiques. J’ai dû voir une dizaine de films de Sean Penn sans réaliser la complexité et l’engagement de chacun des scénarii. Ce mec est un dieu vivant qui incarne des rôles tels que celui d'un attardé mental dans ‘Sam, je suis Sam’, d'un homme politique gay dans ‘Harvey Milk’, en passant par une ex star du rock à la recherche de nazis dans le prochain ‘This must be the place’.

Il y a toujours une sorte de fil conducteur dans ses rôles : un engagement pour la différence et la défense de l’égalité des droits.

Hier, j’ai maté ‘Harvey Milk’ de Gus Van Sant. Par certains aspects, ce film m’a fait penser au slogan de Coluche lorsqu’il s’est présenté à l’élection présidentielle de 1981 (sauf qu'en réalité c'est Coluche qui a copié parce qu'Harvey c'était en 78) « J'appelle les fainéants, les crasseux, les drogués, les alcooliques, les pédés, les femmes, les parasites, les jeunes, les vieux, les artistes, les taulards, les gouines, les apprentis, les Noirs, les piétons, les Arabes, les Français, les chevelus, les fous, les travestis, les anciens communistes, les abstentionnistes convaincus, tous ceux qui ne comptent pas pour les hommes politiques à voter pour moi, à s'inscrire dans leurs mairies et à colporter la nouvelle. »

Et James Franco nu dans la piscine quoi. 23:08. OMFG.

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Harvey Milk, c’est le gars qui voit dans l’avenir un monde meilleur, un monde où un homme pourrait embrasser un autre homme et lui donner la main en public sans être considéré comme un monstre ou une bête curieuse, un monde où l’on défendrait les gens qui ne comptent pas pour la société.

Ce film est une histoire vraie. Y a vraiment un mec à San Francisco qui a foutu la merde dans les années 70 pour s'être présenté au Conseil Municipal en clamant haut et fort qu’on naît libres et égaux en droits, et il s’est fait buter pour ça.

Et qui d’autre que Sean Penn pouvait incarner ce rôle ? Le mec a quand même pris position pour la légalisation du mariage homosexuel lors de la cérémonie des Oscars en 2009 et a demandé à Schwarzenegger de faire du 22 mai, date de naissance d’Harvey Milk, un jour commémoratif pour toute la Californie.

Je pense que beaucoup d’autres à Hollywood ont un égo tellement surdimensionné que les gays ils s’en trimballent.

Dans ‘Sam je suis Sam’, il incarne le rôle d’un père qui a l’âge mental d’un enfant de sept ans. Fan des Beatles, il appelle sa fille Lucy Diamond (je trouve ce prénom trop coule). Un jour, les services sociaux retirent à Sam la garde de sa fille et la placent dans une famille d’accueil, déclarant qu’il n’a pas les capacités mentales de l’élever correctement. Sam va alors se battre pour récupérer ses droits. Le rôle de Lucy est interprété par Dakota Fanning, la meuf de ‘Somewhere’, et celui de l’avocate par Michelle Pfeiffer. Ca fait du beau monde tout ça les mecs.


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Il y a un passage que j’adore dans ce film, celui où, lors du procès, à la question « Pourquoi pensez-vous que Lucy doit vivre avec vous ? », Sam répond en citant une anecdote sur la chanson ‘Michelle’ des Beatles. Il raconte que Paul Mc Cartney n’avait écrit que le début de cette chanson et était incapable de trouver un bon refrain, il a alors été voir John Lennon qui a composé le passage qui dit « I love you, I love you, I love you … », sans ça la chanson n’aurait pas été la même, ces deux là étaient faits pour se compléter, comme Lucy et lui.


Je vous conseille vivement ces deux films, ainsi que ‘This must be the place’ qui sortira le 24 août dont voici un extrait :


Sean Penn est beau et grand et il milite pour des causes auxquelles il croit, quitte à passer pour un traître aux yeux des Américains. C'est un marginal et j'aime tout ce qu'il incarne.
Faîtes l’amour pas la guerre,  peace and love, orgies géantes e tutti quanti, j’aime les gays, j’aime les Noirs, j’aime ta mère, j’aime Sean Penn et fuck le FN.
Bien à vous.
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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 09:28

C’était tellement mieux avant.

Avant, quand Johnny regardait Sylvie avec envie.

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Meanwhile, Serge fumait des gitanes dans les bras de Brigitte ou Jane tandis que France bouffait des sucettes au Ricard.

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John, Paul, George et Ringo traversaient les passages cloutés.

Elvis se mariait à Las Vegas et concevait Lisa Marie.

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Françoise écoutait Jacques fredonner « Sept cent millions de chinois, et moi, et moi, et moi ».


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Une bande de jeunes, puis des milliers se réunissaient pour balancer des pavés dans Paris en clamant qu’ « il est interdit d’interdire ». Sartre interrogeait Daniel Cohn-Bendit.

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Mary Quant affolait les hommes avec sa mini-jupe.

Kennedy et Marylin s’endormaient tragiquement, comme un châtiment à leur idylle controversée.

 

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Les tontons flinguaient. Les grands vadrouillaient. Le gendarme se mariait. Les jeunes twistaient. Warhol pop artait.


50 années later, des jeunes en rêvaient.

Bien à vous.

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 17:48
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Je ne pouvais pas ne pas vous parler de ce film, même si les critiques l’ont assassiné. Ranaf’, il le fallait. Et les critiques je les emmerde, la plupart du temps.

« Nowhere boy », c’est le biopic d’une star interplanétaire, le portrait d’une des plus grandes légendes de l’histoire du rock, d’un des quatre garçons dans le vent, j’ai nommé : John Lennon.

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Réaliser un biopic sur une personnalité qui a autant marqué l’histoire de la musique, entre vous et moi, c’est carrément casse-gueule, et les critiques n’ont pas été tendres avec la photographe Sam Taylor-Wood, réalisatrice du film (tiens tiens…une photographe réalisatrice, ça ne vous rappelle pas quelqu’un ?), mais moi, honnêtement, j’ai vraiment accroché.

Ce film n’est pas, comme on pourrait l’imaginer, un portrait de la star qui se shoote dans sa loge ou qui voyage aux quatre coins du monde sa guitare à l’épaule, non, ce film, c’est le portrait de Lennon avant Lennon, l’explication du pourquoi et du comment le turbulent John est devenu Lennon, des éléments qui n’auront sans doute rien de nouveau pour les fans inconditionnels des ‘Beatles’, dont le nom n’est d’ailleurs jamais mentionné.

Sur le plan de la fidélité, il semblerait que ce biopic ne fasse aucune erreur (j’avoue être une fana de 'Wikipédia', genre je sais pas un truc, je googlelise la chose et PAF 'Wikipédia', John Lennon, biographie, et j’avoue que tous les éléments de sa jeunesse y sont impeccablement retranscrits).

La réalisatrice a fait le pari de se focaliser sur l’intime et les relations de John Lennon avec les premières femmes de sa vie, à savoir sa tante Mary, ‘Mimi’, une conservatrice psychorigide qui l’a élevé, et sa mère Julia, dont la vie sentimentale est assez mouvementée (dans le genre Marie-couche-toi-là), pour tenter de dresser le portrait précoce de l’homme derrière le mythe.

On assiste là à la genèse, aux prémices, à la naissance d’une star en devenir, fortement conditionnée par un contexte familial perturbé.

Notre petit John a été séparé de sa mère trop tôt car ladite vie sentimentale et la névrose de celle-ci ne lui permet pas d’élever correctement son fils, il vit chez sa tante dans un quartier huppé de Liverpool, c’est un élève peu sérieux qui culbute des filles dans les jardins...

Le portrait devient relativement intéressant quand sa mère réapparaît dans sa vie et s’inscrit comme un symbole du bouleversement: l’arrivée du rock‘n’roll à Liverpool. Elle joue un rôle important dans l’éducation musicale de la future rock star en lui offrant sa première guitare, une ‘Gallotone Champion acoustique’ bon marché, et elle lui apprend notamment le banjo.

Grâce à elle, l’avenir de John Lennon est tout tracé : il sera une rock star, plus grand encore qu’Elvis, idole de l’époque.


Bande-annonce du film


Evidemment, avec une telle idole comme sujet, le film aurait pu être nettement plus trash, l’esprit bien plus rock’n’roll, un peu trop académique et sage pour le coup, il aurait fallu également éviter Aaron Johnson pour incarner THE HERO quoi, une gueule d’ange à la Justin Bieber…ce sont les seules critiques que je pourrais émettre.

En revanche, Kristin Scott Thomas campe à merveille le rôle de la tante (f)rigide et s’impose comme LA valeur sûre du film en ce qui concerne le casting.


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A noter tout d’même, la scène fabuleuse de la rencontre entre John Lennon et Paul McCartney, une tête à claques dans le film. John qui s’la pète genre « T’es qui toi ? T’es tout p’tit t’as quel âge ? Tu veux vraiment jouer dans notre groupe ? », s’ensuit un rire général et là Paul commence à jouer, et notre John fait moins le malin.


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Je m’obstine à penser que le manque de folie est un parti pris et assumé pour traduire le côté COLD et rigoureux des britanniques.

Et j’adhère.

Bien à vous.


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Publié par Elisa - dans Cinéma - TV
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